Article en Une : Archives

Chaque mois, la Rédaction publie des informations en accès libre.

2012 : 1 | 30 | 60 | 90 | 120 | 150

Vaccination antigrippale chez les femmes enceintes et les personnes très obèses : pas systématique

Chez les femmes enceintes et les personnes très obèses, les complications graves de la grippe sont très rares. La vaccination évite peut-être quelques hospitalisations en réanimation, aux prix des effets indésirables bénins du vaccin.

Le Haut conseil de la santé publique (HCSP) français recommande de vacciner contre la grippe saisonnière (qui inclut désormais la souche A/H1N1v) les femmes enceintes et les personnes très obèses.

Cependant, selon des études disponibles, on compte un peu plus d'hospitalisations et de morts en cas de grippe chez ces personnes que dans la population générale, mais elles restent très rares. Il en est de même du risque de prématurité et de mort périnatale.

La vaccination a une efficacité modérée chez les femmes enceintes comme dans la population générale, et une efficacité peut-être moindre chez les personnes très obèses.

En pratique, la vaccination antigrippale des femmes enceintes et des personnes très obèses semble surtout justifiée en cas d'autres risques de complications de la grippe, ou en chez les personnes dont l'entourage comporte des personnes à risque de complications de la grippe.

Les effets indésirables de la vaccination (vaccin trivalent inactivé sans mercure ni adjuvant lipidique) sont en général bénins, y compris sur la grossesse et l’enfant à naître. Il n’y a pas d’évaluation spécifique des effets indésirables des vaccins grippaux chez les personnes obèses.

En l’absence d’autre facteur de risque de complication de la grippe, choisir avec les femmes enceintes et les personnes obèses de ne pas opter pour la vaccination est raisonnable, tant les risques sont faibles. En présence d’autres facteurs de risque, mieux vaut opter pour la vaccination.

©Prescrire 1er novembre 2012

"Grippe chez les femmes enceintes ou les personnes très obèses" Rev Prescrire 2012 ; 32 (349) : 838-842. (pdf, réservé aux abonnés)

 
Lire le texte complet
Pdf, réservé aux abonnés