Dans la bande dessinée "Mediator. Un crime chimiquement pur", on voit Irène Frachon, pneumologue, s'exclamer : « C'est le Père Noël ! » quand elle apprend, en 2009, alors que le benfluorex (ex-Mediator°) n'est toujours pas retiré du marché français, qu'un médecin de la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM) accepte confidentiellement d'étudier les risques de cet anorexigène à partir des données de la CNAM, portant sur des millions de patients (1). Ce médecin a joué un rôle décisif en montrant, sans attendre une mobilisation de sa hiérarchie, un risque de chirurgie pour remplacement valvulaire cardiaque environ 4 fois plus grand en cas d'exposition au benfluorex (1,2). Prescrire salue alors « un exemple d'exploitation des données de l'assurance maladie bienvenue dans l'intérêt des patients » (2)
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