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À la Une
Risques liés aux soins
Oséltamivir buvable : surdose chez un nourrisson par confusion entre milligrammes et millilitres

En 2025, une erreur d'administration de la suspension buvable d'oséltamivir dosée à 6 mg/ml (Tamiflu°) à un nourrisson âgé de 6 mois a été rapportée par le Centre antipoison de Besançon. Dans un contexte de grippe, ce nourrisson pesant 7 kg a reçu une prescription de 21 mg d'oséltamivir 2 fois par jour. Lors de la dispensation de Tamiflu°, le pharmacien a rappelé aux parents d'administrer 21 mg à l'aide de la seringue orale graduée fournie dans la boîte, mais sans indiquer que les graduations correspondent à des millilitres et non des milligrammes. De fait, les parents ont administré 21 ml de suspension buvable d'oséltamivir au nourrisson, soit 126 mg, à la place des 3,5 ml correspondant aux 21 mg prescrits. Le nourrisson a souffert de vomissements sévères et persistants qui ont conduit à une hospitalisation pendant 48 heures, avec une évolution favorable (1)

Dupilumab : maladies inflammatoires et atteintes auto-immunes

Les maladies auto-immunes traduisent un dysfonctionnement du système immunitaire, qui réagit alors contre des constituants de l'organisme et cause des lésions tissulaires ou cellulaires. La plupart des maladies auto-immunes sont d'apparition progressive et évoluent de façon chronique, avec des phases de poussée et de rémission. Elles touchent surtout les femmes. Leurs manifestations cliniques dépendent des tissus ou des cellules atteints. Certaines maladies auto-immunes sont spécifiques d'un organe ou d'un tissu, alors que d'autres sont dites systémiques, avec des atteintes diffuses de l'organisme (1)

En situation de soins
Prévention des infections par le VRS chez les nourrissons

Peut-être un peu moins d'hospitalisations avec le nirsévimab administré au nourrisson qu'avec le vaccin RSVPreF (Abrysvo°) au cours de la grossesseLe nirsévimab, un anticorps monoclonal dirigé contre la protéine F du virus respiratoire syncytial (VRS), est autorisé chez les nourrissons en prévention des infections par le VRS (lire aussi "Nirsévimab en prévention des infections par le VRS chez les nourrissons. Moins d'hospitalisations pour infection respiratoire basse dans de vastes études observationnelles") (1)

Maladie rénale chronique

Un suivi adapté à la gravité de l'atteinte rénale, à sa cause, et à sa vitesse d'évolutionSelon la définition en vigueur en 2026, le diagnostic de maladie rénale chronique est porté en cas de persistance pendant plus de 3 mois d'au moins une des anomalies suivantes : diminution du débit de filtration glomérulaire (DFG) en dessous de 60 ml/min par 1,73 m2 ; présence d'au moins un marqueur d'atteinte rénale, tel qu'une augmentation de l'excrétion urinaire d'albumine (albuminurie) ; ou présence d'une anomalie morphologique ou histologique des reins (1,2). Même si elle est souvent asymptomatique, une maladie rénale chronique expose la plupart des patients atteints à une mortalité accrue à moyen terme, notamment d'origine cardiovasculaire. Chez une minorité de patients, elle évolue vers une défaillance rénale justifiant une dialyse ou une transplantation rénale. Chez les patients âgés de plus de 65 ans, une diminution modérée du DFG, entre 45 et 60 ml/min par 1,73 m2, sans augmentation significative de l'excrétion urinaire d'albumine, ne s'accompagne ni d'un surcroît de mortalité, ni d'une augmentation du risque de défaillance rénale (2)

Santé et société
Financiarisation de la santé

Une maximisation des profits des structures collectives de médecine généraleDepuis les années 2000 en France, et ailleurs dans le monde, des investisseurs non professionnels de santé prennent des participations financières dans diverses activités ou structures de soins : cliniques privées, laboratoires d'analyses médicales, établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), pharmacies, etc. On parle de financiarisation car leur objectif principal est la maximisation des profits (1à3)

Libre accès
Protéger les patients des dangers du nicorandil : lettre ouverte à l'ANSM et la HAS

En mars 2026, Prescrire a envoyé une lettre ouverte à l'Agence française du médicament (ANSM) et à la Haute autorité de santé (HAS) pour leur demander d'agir rapidement afin de protéger efficacement les patients contre les dangers avérés du nicorandil, un vasodilatateur utilisé dans le traitement de l'angor (lire "Angor : le nicorandil, un médicament à écarter des soins pour mieux soigner" sur Prescrire.org). L'Agence européenne du médicament (EMA) et la Société française de cardiologie ont été destinataires d'une copie de ce courrier. Il fait suite à un texte publié dans Prescrire en février 2026 faisant part de l'incompréhension de la Rédaction à propos du maintien sur le marché de ce médicament malgré la publication de nouvelles données de pharmacovigilance. Le nicorandil fait partie de la liste des médicaments plus dangereux qu'utiles, à écarter des soins, mise à jour chaque année par Prescrire depuis 2011

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