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À la Une
Les médicaments de la soumission chimique

La soumission chimique est apparue au premier plan du débat public lors de mouvements de libération de la parole de victimes de violences sexuelles ou lors de procès retentissants dans les années 2020, tels que celui dit des viols de Mazan (lire aussi "Inimaginable") (1à4). Ces actes sont difficiles à quantifier, et certainement sous-estimés, en raison du manque persistant de sensibilisation d'une grande partie de la population et des soignants à ce sujet, de l'amnésie et des autres troubles qu'ils peuvent provoquer chez les victimes, de l'élimination rapide par l'organisme de certaines substances administrées chez les victimes, du manque d'organisation standardisée dans la prise en charge sur le territoire, ou encore de l'intention criminelle des agresseurs (1,5). Le fait que les substances utilisées, au premier rang desquelles l'alcool, peuvent varier d'un pays voire d'une région à l'autre, ajoute à la difficulté de comparaison territoriale (2,5)

Exposition au gaz lacrymogène CS lors d'opérations de maintien de l'ordre : quels dangers pour la santé ?

Dans le monde, diverses substances chimiques irritantes appelées gaz lacrymogènes sont utilisées à des fins de maintien de l'ordre. Elles sont diffusées soit par des vaporisateurs à main, soit à distance de la foule, en général sous forme de grenades tirées au moyen d'un lanceur, officiellement dans l'objectif de disperser un groupe de personnes (1). La substance lacrymogène la plus utilisée au monde dans le cadre d'opérations de maintien de l'ordre est le 2-chlorobenzylidène malonitrile (alias CS), devant l'oléorésine de capsicum (alias OC ou gaz poivre), la chloroacétophénone (alias CN) et, plus rarement, la dibenzoxazine (alias CR) (1,2). En France, le CS est la seule substance lacrymogène dont sont officiellement dotées les forces de l'ordre (3)

Formation Libre accès
Les Thématiques (Session janvier-avril 2027) - Au cœur de la pratique de soin

La pratique de soin mobilise des connaissances et des savoir-faire nombreux et divers, à adapter selon la situation clinique, les particularités de chaque patient et la profession du soignant (médecin, pharmacien, infirmier, etc.)

Médicaments et évaluations
Tézépélumab (TEZSPIRE°) et polypose nasale

La polypose nasale est une inflammation chronique de la muqueuse nasale, avec présence de polypes, à l'origine d'une sensation de nez bouché, d'une perte de l'odorat, de troubles du goût et d'un écoulement nasal (1,2). Chez les adultes qui restent très gênés malgré un corticoïde par voie nasale, un corticoïde par voie orale sur une courte période est une option parfois utile. Le dupilumab, un immunodépresseur anti-interleukines 4 et 13, est une alternative d'efficacité modeste, avec un profil différent d'effets indésirables et des inconnues à long terme. Le mépolizumab, un immunodépresseur anti-interleukine 5, n'a pas apporté de progrès dans la polypose nasale. La chirurgie est un recours après échec des médicaments, mais les récidives sont fréquentes (1,2)

Tinzaparine (Innohep°) en prévention des thromboses au cours d'affections médicales aiguës : SMR "insuffisant"

La tinzaparine (Innohep°) est une héparine de bas poids moléculaire (HBPM). En France, elle est notamment autorisée, comme d'autres HBPM, en prévention des thromboses veineuses chez les adultes immobilisés du fait d'une affection médicale aiguë (insuffisance cardiaque aiguë, insuffisance respiratoire aiguë, infection sévère, cancer actif, poussée de maladie rhumatismale) (1,2). Mi-2026, pour cette situation clinique, elle est disponible en seringues préremplies de solution injectable sous 3 dosages différents (2 500, 3 500 et 4 500 UI anti-Xa) (1)

En situation de soins
Santé et société
Pascal Pugliese : « Le traitement post-exposition au VIH, une formidable opportunité de prévention »

Le traitement préventif post-exposition (TPE) est une trithérapie d'environ un mois, à commencer le plus rapidement possible après une exposition potentielle au VIH, dans les 48 voire 72 heures, afin de réduire le risque d'infection. La dispensation de ce traitement, à ne pas confondre avec le traitement préventif pré-exposition (PrEP), est réservée à certaines structures de soins. Pascal Pugliese dresse un état des lieux de terrain et évoque des pistes d'amélioration pour faciliter l'accès à ce traitement essentiel

Libre accès
Protéger les patients des dangers du nicorandil : lettre ouverte à l'ANSM et la HAS

En mars 2026, Prescrire a envoyé une lettre ouverte à l'Agence française du médicament (ANSM) et à la Haute autorité de santé (HAS) pour leur demander d'agir rapidement afin de protéger efficacement les patients contre les dangers avérés du nicorandil, un vasodilatateur utilisé dans le traitement de l'angor (lire "Angor : le nicorandil, un médicament à écarter des soins pour mieux soigner" sur Prescrire.org). L'Agence européenne du médicament (EMA) et la Société française de cardiologie ont été destinataires d'une copie de ce courrier. Il fait suite à un texte publié dans Prescrire en février 2026 faisant part de l'incompréhension de la Rédaction à propos du maintien sur le marché de ce médicament malgré la publication de nouvelles données de pharmacovigilance. Le nicorandil fait partie de la liste des médicaments plus dangereux qu'utiles, à écarter des soins, mise à jour chaque année par Prescrire depuis 2011

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