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À la Une
Médicaments et évaluations
Vaccin chikungunya recombinant (VIMKUNYA°)

Le chikungunya est une infection virale transmise par des moustiques, se manifestant en général par une fièvre élevée et d'importantes douleurs articulaires. Elle évolue le plus souvent de façon spontanément favorable en quelques semaines. Parfois, certains symptômes persistent plusieurs mois. Les complications sont rares mais parfois mortelles, principalement neurologiques (dont des méningoencéphalites), cardiovasculaires (dont des fibrillations auriculaires), hépatiques, rénales ou liées à la décompensation d'une affection préexistante. Elles concernent surtout les personnes âgées de plus de 65 ans, celles atteintes d'une affection chronique et les nouveau-nés en cas d'accouchement à la phase aiguë de l'infection de la mère (1,2)

Collyre à base d'atropine à 0,3 % : arrêt de commercialisation d'un dosage utile pour les jeunes enfants

L'atropine en collyre est notamment utilisée pour induire une dilatation de la pupille (alias mydriase) et bloquer l'accommodation oculaire (alias cycloplégie) lors d'examens ophtalmiques. Fin 2025, l'Agence française du médicament (ANSM) a annoncé l'arrêt de commercialisation du collyre Atropine Alcon° 0,3 %, car il contient un dérivé du mercure (nitrate phénylmercurique) comme conservateur. L'ANSM précise que ce dosage était surtout utilisé chez les nourrissons et les enfants âgés de moins de 3 ans (1,2)

En situation de soins
Santé et société
Un travailleur sur cinq exposé à un niveau de bruit nocif en France

En France, le bruit fait partie des facteurs de risques professionnels pris en compte par le Code du travail dans le cadre du compte professionnel de prévention. La réglementation impose aux employeurs des actions de prévention à partir d'un niveau de bruit dans les plages sonores courantes exprimé en décibels pondérés A, alias dB(A), de 80 dB(A) en moyenne sur 8 heures de travail (1). Ce niveau de bruit est dit lésionnel, car il expose à des atteintes auditives irréversibles, dont la surdité. Mais l'exposition pendant des heures à un niveau de 70 dB(A) ou plus peut aussi provoquer des effets nocifs, notamment : fatigue auditive, acouphènes, stress, fatigue, troubles du sommeil, troubles cardiovasculaires (2)

Méningiomes liés à la prise d'Androcur° : des firmes pharmaceutiques, un médecin prescripteur et un pharmacien dispensateur jugés responsables

La prise prolongée de cyprotérone (Androcur° ou autre) expose à un risque accru de développement de méningiomes, certains provoquant divers troubles neurologiques graves alors qu'ils ne sont pas toujours opérables (1). En septembre 2025, à l'Assemblée nationale française, un député rapportait que : « plus de 750 dossiers ont été constitués ou sont en cours de constitution, 70 procédures judiciaires ou amiables sont engagées et une quarantaine de rapports d'expertise définitifs confirment ce lien causal ». Dans ce contexte, pour faciliter l'indemnisation des victimes de la cyprotérone, mais aussi d'autres progestatifs, dont la chlormadinone (ex-Lutéran°) et le nomégestrol (Lutényl°), une association de victimes et ses avocats réclament la mise en place d'un dispositif national d'indemnisation, à l'instar de ceux déployés pour les victimes du benfluorex (ex-Mediator°) et de l'acide valproïque (Dépakine° ou autre) (lire aussi "Diminution de l'exposition au nomégestrol et à la chlormadinone : moins de méningiomes") (2)

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