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Angor : le nicorandil, un médicament à écarter des soins pour mieux soigner

Prescrire a écrit ce 9 mars à l’Agence nationale de sécurité des produits de santé (ANSM) et à la Haute autorité de santé (HAS) pour leur demander d’agir rapidement et efficacement afin d’éviter que le nombre de patients victimes des effets indésirables graves causés par ce médicament ne s’allonge davantage

Lidocaïne en emplâtre médicamenteux (VERSATIS°) et douleurs neuropathiques périphériques localisées

Les douleurs neuropathiques, alias neurogènes, résultent d'une atteinte du système nerveux central ou périphérique. Elles se manifestent en général par des sensations de brûlures, des décharges électriques, des fourmillements, des picotements, des engourdissements. Leurs causes sont diverses, liées notamment à certaines affections (diabète, douleurs postzostériennes, cancers, accidents vasculaires cérébraux, sclérose en plaques), à certains toxiques (dont des médicaments), à des traumatismes (y compris après chirurgie). Elles sont dites localisées quand la douleur maximale est située dans une zone constante et circonscrite (1à3)

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Les Thématiques (Session mai-août 2026) - Atteintes musculosquelettiques

Les atteintes musculosquelettiques font partie de la vie courante que ce soit suite à un traumatisme accidentel, à des gestes trop souvent répétés ou encore au vieillissement physiologique des muscles

Médicaments et évaluations
Vaccin chikungunya recombinant (VIMKUNYA°)

Le chikungunya est une infection virale transmise par des moustiques, se manifestant en général par une fièvre élevée et d'importantes douleurs articulaires. Elle évolue le plus souvent de façon spontanément favorable en quelques semaines. Parfois, certains symptômes persistent plusieurs mois. Les complications sont rares mais parfois mortelles, principalement neurologiques (dont des méningoencéphalites), cardiovasculaires (dont des fibrillations auriculaires), hépatiques, rénales ou liées à la décompensation d'une affection préexistante. Elles concernent surtout les personnes âgées de plus de 65 ans, celles atteintes d'une affection chronique et les nouveau-nés en cas d'accouchement à la phase aiguë de l'infection de la mère (1,2)

Collyre à base d'atropine à 0,3 % : arrêt de commercialisation d'un dosage utile pour les jeunes enfants

L'atropine en collyre est notamment utilisée pour induire une dilatation de la pupille (alias mydriase) et bloquer l'accommodation oculaire (alias cycloplégie) lors d'examens ophtalmiques. Fin 2025, l'Agence française du médicament (ANSM) a annoncé l'arrêt de commercialisation du collyre Atropine Alcon° 0,3 %, car il contient un dérivé du mercure (nitrate phénylmercurique) comme conservateur. L'ANSM précise que ce dosage était surtout utilisé chez les nourrissons et les enfants âgés de moins de 3 ans (1,2)

En situation de soins
Santé et société
Vagues de chaleur : réduire les effets sur la santé, notamment des personnes les plus vulnérables

Depuis la vague de chaleur de 2003 ayant provoqué près de 15 000 morts en excès par rapport au nombre habituel de morts à la même période en France, surtout chez les personnes âgées vivant seules ou en établissement médicosocial, des mesures ont été adoptées : le Plan canicule (visant à assurer la continuité des services publics essentiels et de la vie économique et à protéger les milieux et ressources naturels), des alertes météo spécifiques, l'obligation pour les communes de tenir une liste des personnes âgées et isolées, et l'installation de salles rafraîchies dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) (1). En plus des mesures de sensibilisation de la population et des mesures collectives, d'autres actions ont été mises en place : distribution d'eau pour les personnes sans abri, mesures de rafraîchissement de l'espace urbain, mesures d'adaptation voire de restriction d'activités, etc. (2)

Méningiomes liés à la prise d'Androcur° : des firmes pharmaceutiques, un médecin prescripteur et un pharmacien dispensateur jugés responsables

La prise prolongée de cyprotérone (Androcur° ou autre) expose à un risque accru de développement de méningiomes, certains provoquant divers troubles neurologiques graves alors qu'ils ne sont pas toujours opérables (1). En septembre 2025, à l'Assemblée nationale française, un député rapportait que : « plus de 750 dossiers ont été constitués ou sont en cours de constitution, 70 procédures judiciaires ou amiables sont engagées et une quarantaine de rapports d'expertise définitifs confirment ce lien causal ». Dans ce contexte, pour faciliter l'indemnisation des victimes de la cyprotérone, mais aussi d'autres progestatifs, dont la chlormadinone (ex-Lutéran°) et le nomégestrol (Lutényl°), une association de victimes et ses avocats réclament la mise en place d'un dispositif national d'indemnisation, à l'instar de ceux déployés pour les victimes du benfluorex (ex-Mediator°) et de l'acide valproïque (Dépakine° ou autre) (lire aussi "Diminution de l'exposition au nomégestrol et à la chlormadinone : moins de méningiomes") (2)

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