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Pour mieux soigner, des médicaments à écarter : bilan actualisé

Pour la quatorzième année consécutive, Prescrire publie un bilan des médicaments à écarter pour mieux soigner (1,2). Ce bilan recense de manière documentée des médicaments plus dangereux qu'utiles, avec pour objectif d'aider à choisir des soins de qualité, de ne pas nuire aux patientes et aux patients et d'éviter des dommages disproportionnés. Il s'agit de médicaments (dans de rares cas, seulement une forme ou un dosage particulier) à écarter des soins dans toutes les situations cliniques dans lesquelles ils sont autorisés en France ou dans l'Union européenne.

2025, un sombre tournant pour la santé mondiale

« Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, porter assistance à des personnes en danger n'est plus unanimement reconnu comme un impératif vital » (1). Ce constat glaçant fait par Care, organisation humanitaire d'origine étatsunienne présente dans plus de 120 pays, résume ce qu'est devenue la santé mondiale en 2025, à la suite des coupes budgétaires massives des pays les plus riches (1)

Établir un certificat de décès : de nombreux enjeux

Document médical et administratif indispensable après la mort d'une personne, le certificat de décès, rempli par les médecins ou les infirmiers en France, est une étape clé dans la construction des statistiques de santé publique

Effets indésirables graves des soins et des médicaments : principaux résultats des études Eneis 3 et Iatrostat menées en France

En France, depuis 2004, une série d'études nationales sur les événements indésirables graves des soins (appelées Eneis) a été conduite sous l'égide du Ministère chargé de la santé. La plus récente étude, dite Eneis 3, a été menée en 2019 (1à3). Par ailleurs, depuis 1997, diverses études multicentriques sur les hospitalisations liées aux effets indésirables des médicaments ont été conduites par des centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) à la demande de l'Agence française du médicament (ANSM), notamment l'étude dite Emir en 2007 et la plus récente, l'étude dite Iatrostat en 2018. Des résultats détaillés de l'étude Iatrostat ont été publiés de 2022 à 2025 (4à7). Ces études sont destinées à permettre de cerner l'ampleur des effets indésirables des soins, notamment médicamenteux, et des erreurs éventuelles qui les provoquent lorsqu'ils sont évitables (8)

Dioxyde de titane inhalé : annulation du statut de cancérogène suspecté

Le dioxyde de titane est commercialisé sous forme de poudre micrométrique (particules de diamètre 0,1 à 0,4 µm) et nanométrique (diamètre inférieur à 0,1 μm), ou sous forme de dispersion dans un liquide (1). Fin 2025, il entre dans la composition de nombreux produits, notamment : peintures, produits de construction, cosmétiques, dentifrices (2,3). Il est aussi utilisé comme excipient dans de nombreux médicaments (2,4). Sous sa forme nanométrique, il fait partie des quatre nanomatériaux les plus utilisés en France, avec plus de 10 000 tonnes par an produites ou importées (3)

Transidentité : un guide utile pour mieux accompagner les adultes transgenres

L'objectif principal de ce guide est « d'élaborer des recommandations dans le but d'améliorer l'accompagnement et la prise en charge des personnes trans » (c'est-à-dire qui se considèrent d'un autre genre que celui qui leur a été assigné à la naissance). Nous l'avons passé "au crible" selon la méthode élaborée par Prescrire pour évaluer les guides de pratique clinique (lire n° 282, p. 305-306)

Environnement, santé humaine : même combat

La santé des êtres vivants et celle des écosystèmes sont étroitement liées. Cela plaide pour une approche globale relayée sous le concept "One Health" par de nombreux acteurs, par exemple en France par l'Agence nationale de sécurité sanitaire, de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) (1). L'Organisation mondiale de la santé (OMS) en est venue à définir la santé environnementale comme « l'ensemble des aspects de la santé humaine déterminés par des facteurs physiques, chimiques, biologiques, sociaux, psychosociaux et esthétiques de notre environnement » (2,3)

Les médicaments de la soumission chimique

La soumission chimique est apparue au premier plan du débat public lors de mouvements de libération de la parole de victimes de violences sexuelles ou lors de procès retentissants dans les années 2020, tels que celui dit des viols de Mazan (lire aussi "Inimaginable") (1à4). Ces actes sont difficiles à quantifier, et certainement sous-estimés, en raison du manque persistant de sensibilisation d'une grande partie de la population et des soignants à ce sujet, de l'amnésie et des autres troubles qu'ils peuvent provoquer chez les victimes, de l'élimination rapide par l'organisme de certaines substances administrées chez les victimes, du manque d'organisation standardisée dans la prise en charge sur le territoire, ou encore de l'intention criminelle des agresseurs (1,5). Le fait que les substances utilisées, au premier rang desquelles l'alcool, peuvent varier d'un pays voire d'une région à l'autre, ajoute à la difficulté de comparaison territoriale (2,5)

Aide médicale de l'État : un dispositif de santé publique à protéger

En octobre 2025, Prescrire a cosigné une tribune rappelant l'importance du dispositif d'Aide médicale de l'État (AME) pour la santé publique et dénonçant deux projets de décrets visant à l'affaiblir (1)