Contamination par les PFAS

Informer sur les sources d'exposition pour réduire les effets néfastes sur la santé
quiz

Les questions clés

  • En 2026, quels sont les effets connus des PFAS sur la santé ?

  • Avec quel niveau de preuves ?

  • Quelles conséquences en pratique ?

En France, le 27 février 2025, le Parlement a adopté une loi limitant les utilisations des substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées, PFAS selon le terme anglais, objets de beaucoup d'inquiétudes (1,2). Les interdictions prévues par la loi concernent environ 20 % des utilisations de PFAS (3,4). Pour certains défenseurs de l'environnement, s'il s'agit d'une avancée, elle est limitée étant donné la très large utilisation des PFAS, dont l'impact ne cessera de se renforcer si des mesures plus drastiques ne sont pas prises (lire l'encadré "Réduire l'exposition aux PFAS et peut-être les interdire à l'échelon européen")(4à6).

Les premiers PFAS ont été synthétisés avant la Seconde Guerre mondiale et utilisés de plus en plus massivement après, dans de nombreux secteurs industriels. En 2025, l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) a listé plus de 9 000 PFAS enregistrés dans ses bases de données. Les PFAS ont de multiples propriétés : résistants, ignifuges, antiadhésifs, imperméabilisants, antitaches. Ils ont aussi la particularité d'être très persistants et de s'accumuler dans l'environnement où ils polluent eaux, airs, sols et sédiments à l'échelon mondial, parfois pour des dizaines, voire des centaines d'années. D'où leur surnom de "polluants éternels". Les plantes, les animaux et les humains sont contaminés, notamment près des sites de production et d'utilisation des PFAS (6).

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