Rapports de vraisemblance d'une information clinique ou paraclinique

Une démarche pour les utiliser en situation de soins
quiz

La question clé

Comment appréhender les rapports de vraisemblance et les utiliser en situation de soins ?

La plupart des situations de soins conduisent à s'entretenir avec un patient ou son entourage à la recherche de symptômes ou autres informations, à l'examiner à la recherche de signes cliniques, et parfois à proposer des examens paracliniques. Les informations recueillies par l'entretien, l'examen physique ou les résultats d'éventuels examens paracliniques permettent de retenir ou d'écarter un diagnostic envisagé, avec plus ou moins de certitude. Le niveau de certitude dépend notamment de la capacité discriminante des informations recueillies (symptômes, signes ou résultat d'examen paraclinique), c'est-à-dire du poids d'une information pour aider à distinguer les patients qui ont réellement l'affection envisagée de ceux qui ne l'ont pas. Cette capacité discriminante est quantifiée par une valeur numérique que l'on appelle rapport de vraisemblance de l'information (en anglais likelihood ratio) (a). Plus le rapport de vraisemblance d'une information est élevé, plus l'affection envisagée est probable. À l'inverse, plus son rapport de vraisemblance est faible, moins l'affection envisagée est probable (1à3).

Des textes qui rapportent les rapports de vraisemblance de certaines informations cliniques ou paracliniques sont régulièrement publiés dans Prescrire. Mais certains soignants sont confrontés à des difficultés pour utiliser les rapports de vraisemblance en pratique.

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