Clesrovimab (ENFLONSIA°) et prévention des infections par le VRS chez les nourrissons

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Les questions clés

  • Chez les nourrissons, le clesrovimab est-il plus efficace que les autres anticorps monoclonaux anti-protéine F pour prévenir les infections par le VRS, notamment les formes graves ?

  • Avec quels effets indésirables ?

  • Est-il plus pratique d'emploi ?

Chez les nourrissons, les infections par le virus respiratoire syncytial (VRS) sont à l'origine de la plupart des bronchiolites (1,2). Chez les nourrissons nés à terme et en bonne santé, ces infections sont rarement graves. Les nourrissons à risque accru de formes graves d'infection par le VRS sont notamment ceux nés avant la 35e semaine d'aménorrhée et ceux atteints d'une affection pulmonaire chronique ou d'une cardiopathie congénitale (1,2).

La prévention des infections par le VRS repose avant tout sur les gestes dits barrières pendant chaque période de circulation du virus, généralement de novembre à mars dans les zones de climat tempéré de l'hémisphère Nord (1,3). Plusieurs médicaments sont autorisés dans l'Union européenne dans l'objectif de prévenir ces infections. Il s'agit notamment du nirsévimab (disponible en France mi-2026 en officine et à l'hôpital) et du palivizumab (uniquement à l'hôpital), des anticorps monoclonaux dirigés contre la protéine F du VRS administrés aux nourrissons juste avant ou pendant la période de circulation du virus ; et du vaccin RSVPreF administré à la mère au 8e mois de grossesse (1,2,4). La balance bénéfices-risques des deux anticorps monoclonaux est favorable chez les nourrissons à risque accru de formes graves d'infection par le VRS, le nirsévimab étant plus pratique d'emploi (une seule injection au lieu d'injections mensuelles avec le palivizumab) (1,2). Leur intérêt est plus incertain chez les nourrissons nés à terme et en bonne santé, du fait de la rareté des formes graves d'infection par le VRS chez ces nourrissons, et des inconnues sur les effets indésirables, notamment à long terme (lire aussi "Nirsévimab en prévention des infections par le VRS chez les nourrissons" (1,2,5).

Un autre anticorps monoclonal anti-protéine F

Le clesrovimab est un anticorps monoclonal anti-protéine F, comme le nirsévimab et le palivizumab (3,6). Il a été autorisé dans l'Union européenne en prévention des infections par le VRS chez les nourrissons, qu'ils soient à risque accru ou non de formes graves. Comme le nirsévimab, il s'injecte une seule fois avant ou pendant la période de circulation du VRS, par voie intramusculaire (2,3).

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