Chez les patients atteints d'un cancer bronchique non à petites cellules opérable et considéré comme à risque élevé de récidive, quand au moins 1 % des cellules tumorales expriment la protéine PD-L1, l'autorisation de mise sur le marché (AMM) du nivolumab en ajout à une chimiothérapie néoadjuvante (avant la chirurgie) reposait sur les résultats intermédiaires d'un essai clinique (dit Checkmate-816). Cet essai, randomisé, sans procédure d'aveugle, a été mené chez 358 patients qui ont reçu avant la chirurgie 3 cycles soit de l'association nivolumab (360 mg toutes les 3 semaines) + chimiothérapie cytotoxique, soit de la chimiothérapie seule. Chez un patient sur deux, au moins 1 % des cellules tumorales exprimaient la protéine PD-L1 (facteur pris en compte lors du tirage au sort, alias stratification). Après un suivi d'au moins 3,5 ans pour la moitié des patients, il n'y avait alors pas de différence statistiquement significative de mortalité entre les traitements (1,2)
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