Erdafitinib (BALVERSA°) et carcinome urothélial en 2e ligne après un traitement immunostimulant

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Les questions clés

  • Chez les patients qui ont déjà reçu un traitement de 1re ligne comportant un immunostimulant, l'erdafitinib allonge-t-il la durée de vie par rapport à d'autres cytotoxiques, notamment par rapport à l'enfortumab védotine ?

  • Au prix de quels effets indésirables ?

Chez les adultes atteints d'un carcinome urothélial (le plus souvent un cancer de la vessie) inopérable ou métastasé, le traitement de premier choix repose en général sur l'association enfortumab védotine (un cytotoxique conjugué à un anticorps monoclonal anti-nectine-4) + pembrolizumab (un immunostimulant anti-PD-1), ou sur une chimiothérapie cytotoxique comportant un sel de platine suivie d'un traitement dit d'entretien par avélumab (un immunostimulant anti-PD-L1) (1,2).

Chez les patients dont le cancer s'aggrave malgré un traitement comprenant un immunostimulant, il n'y a pas de traitement de référence (3). L'enfortumab védotine est parfois une option choisie, avec un allongement de 4 mois de la durée médiane de survie dans un essai randomisé non aveugle versus un cytotoxique (1,3). Le docétaxel ou le paclitaxel (des taxanes), hors autorisation de mise sur le marché, ou la vinflunine (un vinca-alcaloïde autorisé mais plus dangereux qu'utile) sont aussi parfois proposés (1,4).

Chez 15 % à 20 % des patients, les cellules tumorales ont une altération d'un des gènes des récepteurs du facteur de croissance des fibroblastes (FGFR selon l'abréviation en anglais) (5). Ces altérations semblent contribuer à la croissance tumorale et aux résistances aux antitumoraux (1).

L'erdafitinib est un inhibiteur de diverses tyrosine kinases dont celles liées aux FGFR (5). Il a été autorisé dans l'Union européenne chez les patients atteints d'un carcinome urothélial inopérable ou métastasé, avec altération du gène FGFR3, qui s'aggrave après un traitement comprenant un anti-PD-1 ou un anti-PD-L1 (5).

Chez les patients qui ont déjà reçu un traitement de 1re ligne comportant un immunostimulant, l'erdafitinib allonge-t-il la durée de vie par rapport à d'autres cytotoxiques, notamment par rapport à l'enfortumab védotine ? Au prix de quels effets indésirables ?

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