Pesticides : surexposition des riverains de vignes

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Les questions clés

  • Quels sont les résultats de l'étude Pestiriv ?

  • D'autres études sur le sujet ont-elles été menées ?

La toxicité des pesticides, du latin "pestis" (épidémie, fléau) et "caedere" (tuer), a été démontrée à de nombreuses reprises pour les agriculteurs, et pour leurs enfants dès la vie intra-utérine (1). Mais les risques ne se limitent pas aux expositions des professionnels et de leur entourage immédiat.

La France hexagonale compte environ 780 000 hectares de vignes. Environ 4 % de la population, soit environ 2,6 millions de personnes, vit à moins de 200 mètres d'une parcelle. Et la viticulture fait partie des cultures qui recourent le plus aux pesticides par leur fréquence d'utilisation et la quantité de produits utilisés. En 2020, le Ministère de l'agriculture a défini des zones de non-traitement interdisant l'épandage d'herbicides et d'insecticides à moins de 5, 10 voire 20 mètres des habitations, selon la dangerosité du produit « sur la base des recommandations de l'Anses [Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail] ». Or, on dispose de peu de données pour étudier spécifiquement l'impact de ces utilisations sur les populations riveraines (2,3).

En 2021 et 2022, l'Anses et Santé publique France, en collaboration avec d'autres organismes, ont mené une étude dite Pestiriv, pour mesurer plus précisément l'exposition aux pesticides des personnes vivant aux alentours de cultures viticoles. Cette étude, dont les résultats ont été publiés en 2025, est inédite en France en raison de son ampleur, des expositions prises en compte et de la diversité des échantillons collectés : elle allie mesures de contamination environnementale et mesures d'imprégnation biologique (2).

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