Tatouage : une pratique mieux encadrée, mais le marché des encres reste insuffisamment régulé

quiz

Les questions clés

  • En 2026, où en est l'encadrement de l'activité de tatouage, notamment la formation des tatoueurs, les produits utilisés, ainsi que la surveillance et la vigilance par les autorités nationales ?

  • Que sait-on des principaux risques, par exemple ceux d'ordre allergique ou infectieux ?

La pratique du tatouage, motivé par des aspirations culturelles ou esthétiques, est en augmentation en France et ailleurs en Europe (1,2). Des données européennes de 2016 ont estimé à 60 millions le nombre de personnes tatouées dans l'Union européenne (soit 12 % de la population), dont de plus en plus de femmes (3). En France, en 2016, une personne sur sept environ était tatouée, selon une enquête réalisée par l'institut de sondage IFOP (2). Une enquête publiée en 2021 par l'association de consommateurs UFC-Que Choisir (devenue Que choisir ensemble) a rapporté une estimation de 20 % de personnes tatouées chez les adultes, et 30 % chez les personnes âgées de moins de 35 ans (4). Le premier tatouage est généralement réalisé avant l'âge de 30 ans, voire dès l'adolescence (3).

Dans ce texte, le terme tatouage désigne indifféremment un tatouage composé de signes ou de dessins, ou le maquillage permanent visant à souligner certains éléments du visage (lire l'encadré "Le tatouage, en bref").

Ce texte ne traite pas du sujet spécifique des actes de "tatouage médical", tels que la reconstitution par tatouage de la plaque aréolo-mamelonnaire réalisé en milieu médical, après reconstruction mammaire consécutive à un cancer du sein (2). Fin 2026, le dispositif de prise en charge de ces actes par la Sécurité sociale est en cours de révision. En France, ils sont réalisés par des professionnels de santé disposant d'encres relevant du statut de dispositif médical implantable, soumises à des exigences réglementaires bien plus élevées que celles applicables aux encres de tatouage à visée artistique ou esthétique (5). De même, ce texte ne traite ni des soins après le tatouage, ni du marché des nombreux cosmétiques vendus à cet effet.

En 2010, Prescrire avait présenté les mesures réglementaires applicables en France pour encadrer l'activité de tatouage (tatouage artistique et maquillage permanent), de fabrication des encres utilisées, de formation des tatoueurs, de surveillance et de vigilance par les autorités nationales. Les principaux risques mis en avant étaient d'ordre allergique ou infectieux (6).

La suite est réservée à nos abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Faites le choix de l'indépendanceet accédez à tous nos contenusà partir de 19€ par mois Abonnez-vous