Delgocitinib en crème (ANZUPGO°) et eczéma chronique des mains

Un immunodépresseur à l'efficacité symptomatique modeste
quiz

Les questions clés

  • Chez les adultes qui restent très gênés par un eczéma chronique des mains malgré les dermocorticoïdes, le delgocitinib en crème apporte-t-il un progrès par rapport à l'alitrétinoïne ?

  • Au prix de quels effets indésirables ?

Outre les mesures pour réduire soigneusement les facteurs d'irritation cutanée et les éventuels allergisants (y compris au niveau professionnel), le traitement de premier choix de l'eczéma repose sur l'application répétée d'émollients, complétée par l'application avec précaution d'un dermocorticoïde (1à3).

Dans l'eczéma chronique sévère des mains chez les adultes, l'alitrétinoïne (un rétinoïde) par voie orale est parfois une option utile en cas d'effet insuffisant des dermocorticoïdes, avec un profil d'effets indésirables chargé, notamment : sécheresses de la peau et des muqueuses, et troubles psychiques graves (dépressions, etc.) (1,2,4,5). L'alitrétinoïne est tératogène (1). Des immunodépresseurs par voie générale tels que la ciclosporine ou le dupilumab (un anti-interleukine 13) sont parfois proposés dans les formes sévères d'eczéma chronique des mains en cas d'efficacité insuffisante de l'alitrétinoïne (3,4).

Quelle nouveauté ?

Le delgocitinib est un immunodépresseur inhibiteur de 3 enzymes Janus kinases (JAK 1, 2 et 3) et de la tyrosine kinase 2 (inhibiteur dit pan-Janus kinases) (6). Il a été autorisé dans l'Union européenne dans l'eczéma chronique des mains quand les dermocorticoïdes sont trop peu efficaces ou inappropriés.

Dans l'eczéma atopique, plusieurs inhibiteurs de Janus kinases sont autorisés dans l'Union européenne par voie orale, notamment le baricitinib, sans avoir apporté de progrès démontré notamment du fait de leurs effets indésirables (7).

La suite est réservée à nos abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Faites le choix de l'indépendanceet accédez à tous nos contenusà partir de 19€ par mois Abonnez-vous