search
Abonnez-vous
Nodules de la thyroïde

Dosage sanguin de la TSH, échographie et ponction pour guider le choix d'opérer ou nonDans la population générale, environ 5 % des personnes ont un nodule de la thyroïde perceptible par la palpation ; et 10 % à 55 % ont un ou plusieurs nodules visualisés sur une échographie thyroïdienne (1). La fréquence des nodules de la thyroïde est plus élevée chez les femmes et elle augmente avec l'âge (1). La plupart de ces nodules ne sont pas cancéreux. Certains sont des cancers d'évolution très lente qui n'entraîneront jamais de symptôme (2). D'autres nodules sont des cancers évolutifs, dont le pronostic est en général excellent après un traitement basé sur la chirurgie (lire l'encadré "Différents types de cancers de la thyroïde"). La chirurgie des nodules de la thyroïde expose notamment à des paralysies des cordes vocales et à des hypocalcémies par hypoparathyroïdie, définitives après environ 2 % des chirurgies (3)

Syndrome dit du piriforme, associant douleur d'une fesse et sciatalgie

Après avoir écarté d'autres affections, antalgique et kinésithérapieUn ensemble de troubles décrit dès la fin des années 1930 et alors dénommé "syndrome du piriforme" semble être à l'origine d'environ 1 à 8 % des douleurs liées à une atteinte du nerf sciatique (sciatalgies). Ce syndrome associe une douleur au niveau d'une fesse et une sciatalgie du même côté, le plus souvent sans douleur lombaire (lombalgie). Cette sciatalgie est attribuée à une atteinte du nerf sciatique à proximité du muscle piriforme, un muscle profond de la fesse, principalement rotateur externe de la hanche (voir la figure "Muscles fessiers profonds et nerf sciatique (vue postérieure)") (1à8). Depuis la fin des années 1990, l'appellation "syndrome du piriforme" est controversée car d'autres muscles fessiers profonds tels que le muscle obturateur interne semblent aussi être à l'origine d'une atteinte du nerf sciatique au niveau de la fesse. Certains auteurs lui préfèrent l'appellation "syndrome fessier profond". D'autres considèrent que le syndrome du piriforme est un des divers syndromes fessiers profonds possibles (6,7,9à12). Pour simplifier la lecture de ce texte, nous avons choisi d'utiliser l'expression syndrome du piriforme, malgré ses limites

Obésité

L’obésité est largement répandue et sa fréquence est en augmentation dans de nombreux pays

Vaccination des adolescents et des adultes contre la coqueluche

Prévoir des rappels plus fréquents chez les personnes à risque de forme graveLa coqueluche est une infection respiratoire due à des bactéries du genre Bordetella, surtout Bordetella pertussis. C'est une infection très contagieuse qui se transmet par les gouttelettes respiratoires, notamment lors de la toux (1,2). Chez les personnes sans risque particulier, l'infection est généralement bénigne, mais elle dure souvent plusieurs semaines voire plusieurs mois, y compris après une antibiothérapie. Les personnes à risque de forme grave de coqueluche sont surtout : les nourrissons âgés de moins de 6 mois, ceux âgés de 6 à 12 mois non vaccinés, les personnes âgées de plus de 65 ans, et celles ayant une affection respiratoire chronique ou qui sont immunodéprimées. Des épidémies de coqueluche surviennent régulièrement dans les pays riches (lire l'encadré "La coqueluche, en bref") (1à3)

DMLA et substances dites antioxydantes

Un peu moins d'aggravations au prix d'effets indésirables parfois gravesLa dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) touche les adultes âgés de plus de 50 ans. Elle est à l'origine d'une baisse progressive de l'acuité visuelle allant parfois jusqu'à la perte de la vision centrale (1,2). La DMLA est classée en différents stades en fonction des éventuelles manifestations cliniques et de l'examen du fond d'œil (lire l'encadré "C'est-à-dire ? Classification des DMLA")

Diabète et hypertension artérielle

Viser moins de 120 mm Hg : moins d'événements cardiovasculaires, plus de risques liés au traitementChez les patients atteints de diabète de type 2, viser une pression artérielle en dessous de 140/90 mm Hg réduit certaines complications cliniques du diabète : accidents cardiovasculaires, rétinopathies, insuffisance rénale terminale. Dans l'essai randomisé dit Accord, mené dans les années 2010, chez environ 4 700 patients atteints d'un diabète de type 2 et âgés d'au moins 40 ans, avec d'autres facteurs de risque cardiovasculaire, viser une pression artérielle systolique en dessous de 120 mm Hg n'a pas réduit davantage la mortalité que viser moins de 140 mm Hg, après un suivi d'environ 5 ans. La moindre fréquence d'accidents vasculaires cérébraux (AVC) rapportée avec une valeur cible inférieure à 120 mm Hg (environ 2 AVC évités pour 1 000 patients traités pendant un an) a été obtenue au prix d'un surcroît d'effets indésirables graves, dont des hypotensions artérielles, des hyperkaliémies et des insuffisances rénales aiguës (1)

Infections urinaires sans fièvre chez les hommes : pourquoi proposer la nitrofurantoïne ?

Le courrier que nous a adressé la firme Teva Santé, titulaire jusqu'en mars 2025 de l'autorisation de mise sur le marché (AMM) de Furadantine° 50 mg (nitrofurantoïne), est l'occasion de revenir sur les raisons qui nous ont conduits à proposer d'utiliser ce médicament en traitement de premier choix dans les infections urinaires non fébriles chez les hommes, malgré l'absence d'AMM en France dans cette situation (lire l'encadré "C'est-à-dire ? Prescription hors AMM")