Maladie rénale chronique

Un diagnostic basé sur des critères biologiques, à utiliser avec esprit critique
quiz

Les questions clés

  • Quels sont les critères diagnostiques d'une "maladie rénale chronique" et sur quelles données reposent-ils ?

  • Quels sont les risques associés à une maladie rénale ainsi définie ?

La définition et la classification de la maladie rénale chronique en vigueur en 2026 sont dérivées de critères établis en 2002, puis adoptées par une association internationale à but non lucratif, principalement financée par l'industrie pharmaceutique, le Kidney Disease Improving Global Outcomes (Kdigo) (1à3). Ces critères ont transformé une affection rare et potentiellement mortelle, relevant d'une prise en charge par des néphrologues, en une affection courante justifiant des stratégies de prévention et de détection précoces (2).

Selon le Kdigo, la maladie rénale chronique est un ensemble hétérogène d'affections caractérisées par des altérations de la structure ou de la fonction rénale, persistantes pendant au moins 3 mois, avec des conséquences potentiellement néfastes pour la santé (1,2).

Ainsi définie, il a été estimé qu'environ 9 % de la population mondiale était atteinte de maladie rénale chronique, ce qui en ferait une maladie 2 fois plus fréquente que le diabète et 20 fois plus fréquente que les cancers (1). Selon des études étatsuniennes, la prévalence de la maladie rénale chronique dépasserait 40 % parmi les personnes âgées de plus de 70 ans (1,4). En France, au début des années 2020, environ 7 millions de personnes seraient atteintes de maladie rénale chronique, dont environ 80 000 traitées par dialyse ou transplantation (5).

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