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Lors d'une vague de chaleur, il est utile de rappeler que la consommation d'alcool ou de drogues telles que la MDMA (ecstasy), les cathinones dont la 4-MMC (méphédrone), la cocaïne, les amphétamines augmente le risque d'un coup de chaleur ou d'une déshydratation (1,2).

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Alcool et autres drogues : augmentation du risque d'un coup de chaleur

Alcool et autres drogues : augmentation du risque d'un coup de chaleur

Lors d'une vague de chaleur, il est utile de rappeler que la consommation d'alcool ou de drogues telles que la MDMA (ecstasy), les cathinones dont la 4-MMC (méphédrone), la cocaïne, les amphétamines augmente le risque d'un coup de chaleur ou d'une déshydratation (1,2). L'alcool entraîne une perte urinaire d’eau et de sodium en inhibant la sécrétion de vasopressine. Il diminue en outre le niveau de conscience, et donc la capacité à se protéger de la chaleur. Il augmente la circulation sanguine au niveau cutané, qui, au-delà de la sensation de chaleur ressentie, entraîne plutôt une déperdition de chaleur. L’alcool en grande quantité intervient sur la thermorégulation au niveau central. La consommation d’alcool a été mise en cause dans la mortalité liée aux vagues de chaleur, et aussi dans des décès survenus au sauna. Une étude cas/témoins a comparé 156 cas de personnes ayant eu un coup de chaleur à 462 témoins au cours d’une vague de chaleur en 1980 aux États-Unis d’Amérique. La prise chronique d’alcool était 15 fois plus fréquente dans les cas de coup de chaleur par rapport aux témoins (2). L’hyperthermie est un des symptômes de l’intoxication par l’ecstasy, les cathinones, la cocaïne et les amphétamines. L’hyperthermie est une cause des décès liés à l’ecstasy. Il s’agit notamment d’adolescents qui ont dansé dans un environnement chaud et mal ventilé, et qui ne se sont pas hydratés correctement. Une hyperactivité, une ataxie, une hyperthermie, une sudation et un trismus précèdent un collapsus ou des convulsions. La mortalité par surdose en cocaïne augmente lorsque la température ambiante augmente. Ainsi à New York, entre 1990 et 1995, une étude rétrospective des 2 008 décès liés à la cocaïne a montré que le nombre moyen de décès par surdose de cocaïne a été de 2,34 par journée dont la température maximum était de 31,1°C ou plus, et de 1,76 lorsque la température était de moins de 31,1°C, soit un risque plus élevé de 33 % (p<0,001). Chez l’animal, la mortalité liée à la cocaïne peut être prévenue en corrigeant l’hyperthermie. Dans une étude en double aveugle, chez 7 volontaires sains, la cocaïne à une dose de 2 mg/kg par voie nasale, a diminué la sudation, la vasodilatation cutanée et la sensation d’inconfort lors d’un réchauffement, alors que la température corporelle a augmenté davantage que sous placebo (1,2).

Sources

1- Drogues-Infos-service.fr "Fortes chaleurs et drogues stimulantes : attention au coup de chaud !" + "Cathinones - Risques et complications" site consulté le 12 août 2026.
2- "Vague de chaleur : attention aussi aux psychotropes non médicamenteux" Rev Prescrire 2004 ; 24 (252) : 508.




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