Pour évaluer le niveau d'exposition des travailleurs à l'amiante, on distingue notamment l'exposition dite active, liée à sa manipulation, de l'exposition dite passive, due à la présence d'amiante dans les matériaux de construction, dont la dégradation avec le temps ou lors de travaux peut libérer des fibres dans l'air (1,2). Cette catégorisation a conduit à des réponses politiques ou à des stratégies de soins différenciées. En France, à la fin des années 1990, il a été décidé que l'exposition "passive intramurale", considérée comme faible, ne devait pas donner lieu à un suivi médical systématique des travailleurs concernés, à la différence des expositions considérées comme intermédiaires ou fortes (2,3)
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