Francis Judas : « Dans les bureaux aussi, l'amiante tue »

LRP510_ITW_FrancisJudasFrancis Judas a été agent de l'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) de 1977 à 1992 dans la tour du Tripode à Nantes. Il est membre de l'intersyndicale Tripode (CGT-CFDT-FO-Solidaires-UNSA).

En 1972, la tour du Tripode est inaugurée à Nantes. Comment les fonctionnaires qui y travaillaient ont-ils pris conscience de la dangerosité de l'amiante qui y était présent ?

Au début, le sujet prioritaire était la titularisation des vacataires. L'attention à l'amiante nous est venue d'employées dont les maris travaillaient au port ou aux chantiers navals à Nantes, où l'amiante commençait à faire des dégâts. Par ailleurs, des incendies dans la tour en 1978-1979 ont montré que les systèmes d'alarme n'étaient pas au point, et que, pour nous protéger, nous ne pouvions donc pas compter sur nos employeurs, les Ministères des affaires étrangères et des finances. Plusieurs syndicats se sont regroupés, et la problématique de l'amiante est montée dans les années 1980.

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