Anti-EGFR tels que l'osimertinib : réactivations d'hépatite B

En 2025, le Comité de pharmacovigilance de l'Agence européenne du médicament (PRAC) a recommandé de mentionner un risque de réactivation d'hépatite B dans le résumé des caractéristiques des spécialités à base d'osimertinib (Tagrisso°) (1). Certaines chimiothérapies cytotoxiques sont à l'origine d'une réactivation d'hépatite B et font envisager un traitement antiviral préventif chez les patients dont l'antigène HBs (Ag HBs) est détectable dans le sang (Ag HBs+) (2). Ce risque existe aussi avec les antitumoraux inhibiteurs de l'activité tyrosine kinase du récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR) tels que le géfitinib (Iressa° ou autre), l'erlotinib (Tarceva° ou autre), l'afatinib (Giotrif°), l'osimertinib et le dacomitinib (Vizimpro°). Ces réactivations d'hépatite B surviennent parfois sous forme d'hépatites fulminantes (1,3). Une étude publiée en 2019 a inclus 171 patients atteints de cancer bronchique non à petites cellules, Ag HBs+, traités par un inhibiteur de tyrosine kinase anti-EGFR. Au cours des 10,5 mois d'exposition à un anti-EGFR, 16 patients (9 %) ont eu une réactivation d'hépatite B (4).

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