Vaccination des adolescents et des adultes contre la coqueluche

Prévoir des rappels plus fréquents chez les personnes à risque de forme grave
quiz

Les questions clés

  • Quelle est la balance bénéfices-risques de la vaccination contre la coqueluche pour prévenir l'infection chez les adolescents et les adultes, notamment ceux à risque de forme grave ?

  • Quelle est la durée de la protection apportée par la vaccination ?

  • Y a-t-il un intérêt à vacciner les adolescents et les adultes en contact étroit avec des nourrissons âgés de moins de 6 mois ou de moins de 12 mois non vaccinés pour prévenir les formes graves de coqueluche chez ces nourrissons ?

La coqueluche est une infection respiratoire due à des bactéries du genre Bordetella, surtout Bordetella pertussis. C'est une infection très contagieuse qui se transmet par les gouttelettes respiratoires, notamment lors de la toux (1,2). Chez les personnes sans risque particulier, l'infection est généralement bénigne, mais elle dure souvent plusieurs semaines voire plusieurs mois, y compris après une antibiothérapie. Les personnes à risque de forme grave de coqueluche sont surtout : les nourrissons âgés de moins de 6 mois, ceux âgés de 6 à 12 mois non vaccinés, les personnes âgées de plus de 65 ans, et celles ayant une affection respiratoire chronique ou qui sont immunodéprimées. Des épidémies de coqueluche surviennent régulièrement dans les pays riches (lire l'encadré "La coqueluche, en bref") (1à3).

La prévention de la coqueluche repose principalement sur la vaccination. Elle est efficace pour réduire les cas de coqueluche chez les nourrissons : diminution d'environ 85 % des cas documentés de coqueluche dans les 18 mois suivant la primovaccination (4,5). En France, début 2026, cette vaccination est obligatoire chez les nourrissons, avec une première injection à l'âge de 2 mois suivie d'une deuxième à l'âge de 4 mois et d'un rappel vaccinal à l'âge de 11 mois. Un rappel vaccinal est recommandé à l'âge de 6 ans, puis entre 11 et 13 ans (a)(6,7).

L'immunité acquise après une infection ou une vaccination est temporaire, et certaines personnes ont la coqueluche plusieurs fois dans leur vie. L'entourage est la principale source de contamination des nourrissons, notamment parents, fratrie, grands-parents (2,7). En France, depuis 2022, la vaccination contre la coqueluche est recommandée chez les femmes enceintes entre 20 et 36 semaines d'aménorrhée, à chaque grossesse, afin d'augmenter le transfert transplacentaire des anticorps maternels et ainsi protéger le nourrisson pendant les premiers mois de vie, avant qu'il soit protégé par sa propre vaccination (6,7).

Un autre moyen proposé pour réduire le risque de coqueluche chez les nourrissons non encore vaccinés est la stratégie dite du cocooning, si la mère n'a pas été vaccinée au cours de la grossesse ou si elle l'a été moins d'un mois avant l'accouchement. Cette stratégie consiste à vacciner les adultes de l'entourage du nouveau-né (notamment mère non vaccinée pendant la grossesse, autre parent, fratrie) ; ainsi que les personnes chargées de sa garde (6,7).

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