Dolutégravir + lamivudine (DOVATO°) et VIH en 1re ligne : efficacité probable aussi quand le taux de lymphocytes T CD4+ est inférieur à 200 par mm3

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Les questions clés

  • En 2026, dans cette situation, la bithérapie dolutégravirlamivudine est-elle aussi efficace qu'une trithérapie ?

  • Expose-t-elle à moins d'effets indésirables ?

Chez les patients vivant avec le VIH, le traitement repose généralement sur l'association de trois antirétroviraux de deux groupes pharmacologiques différents. Une bithérapie est parfois envisagée, notamment en l'absence de résistance du VIH à des antirétroviraux (1,2).

Dans cette situation, en 2019, l'évaluation de la bithérapie dolutégravir (un inhibiteur de l'intégrase du VIH) + lamivudine (un inhibiteur nucléosidique de la transcriptase inverse du VIH) montrait qu'elle n'était globalement pas moins efficace qu'une trithérapie pour obtenir une charge virale durablement indétectable (c'est-à-dire inférieure à 50 copies/ml) dans deux essais chez au total 1 433 adultes vivant avec le VIH et n'ayant jamais reçu d'antirétroviral. Néanmoins, selon une analyse en sous-groupe, il n'était pas exclu qu'elle soit moins efficace que la trithérapie chez les patients ayant initialement moins de 200 lymphocytes T CD4+ par mm3 (1).

Un autre essai (dit Dolce), randomisé, a évalué la bithérapie dolutégravirlamivudine versus trithérapie chez 230 patients vivant avec le VIH, ayant moins de 200 lymphocytes T CD4+ par mm3 et n'ayant jamais reçu d'antirétroviral. Des résultats de cet essai ont été publiés en 2026 (3).

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