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Le mal des transports provoque chez certaines personnes un inconfort gastrique, des nausées, des vomissements, des sensations de vertige, une pâleur ou des sueurs froides. Il diminue souvent au fur et à mesure du trajet, notamment quand le voyage dure plus d'une journée. Différentes mesures autres que médicamenteuses contribuent à en atténuer les manifestations cliniques. L'efficacité modeste des médicaments proposés dans cette situation et leurs effets indésirables, parfois graves, incitent à les utiliser avec prudence, voire pour certains à les écarter (1).

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Mal des transports : pas de recours d'emblée aux médicaments

Mal des transports : pas de recours d'emblée aux médicaments

Le mal des transports provoque chez certaines personnes un inconfort gastrique, des nausées, des vomissements, des sensations de vertige, une pâleur ou des sueurs froides. Il diminue souvent au fur et à mesure du trajet, notamment quand le voyage dure plus d'une journée. Différentes mesures autres que médicamenteuses contribuent à en atténuer les manifestations cliniques. L'efficacité modeste des médicaments proposés dans cette situation et leurs effets indésirables, parfois graves, incitent à les utiliser avec prudence, voire pour certains à les écarter (1).

Agir d'abord sans médicament. Des mesures autres que médicamenteuses, à mettre en place pendant le trajet, semblent utiles pour prévenir ou limiter le mal des transports :

  • privilégier la position assise et se placer dans le sens de la marche, à l'endroit le plus stable du véhicule : à l'avant d'une voiture ou d'un train, au centre d'un bateau ou d'un avion. En voiture, adopter une conduite souple et fluide semble utile pour prévenir les manifestations cliniques du mal des transports chez les passagers ;
  • se relaxer, regarder l'horizon ou un objet lointain, éviter les mouvements de tête, fixer son attention par exemple sur de la musique, une activité de jeu, une discussion ;
  • éviter de lire ou de regarder à l'intérieur du véhicule ou de fixer un écran.

Chez les femmes enceintes, il est conseillé aussi de prendre de petits repas fréquents et de boire souvent en petites quantités (1).

Parfois des médicaments, sans minimiser leurs effets indésirables. Quand un médicament paraît nécessaire, le choix se porte sur certains antihistaminiques H1 : diphénhydramine (Nautamine°), diménhydrinate (Nausicalm° ou autre), méclozine (Agyrax° ou autre). Chez les femmes enceintes, la doxylamine (Donormyl° ou autre) est l'antihistaminique H1 le plus acceptable, malgré ses effets sédatifs parfois importants et son utilisation hors autorisation de mise sur le marché (AMM) dans le mal des transports. Ces médicaments antihistaminiques H1 sédatifs et atropiniques sont plus efficaces quand ils sont pris quelques dizaines de minutes avant le départ. Ils exposent surtout à des somnolences, des effets atropiniques, des convulsions, et à des photosensibilisations en cas d'exposition aux ultraviolets d'origine naturelle ou artificielle. Il est prudent de les éviter chez les personnes âgées. Tous ces médicaments sont à écarter chez les conducteurs et lors d'activités qui nécessitent d'être vigilant (1).

Tenir compte dans le choix du médicament de sa durée d'action limite la persistance d'effets indésirables tels que la somnolence après le voyage : 6 à 8 heures pour les médicaments à base de diphénhydramine ou de diménhydrinate ; environ 24 heures pour ceux à base de méclozine (1).

Le gingembre, l'homéopathie et l'acupressure du point dit P6, une zone située sur la face interne de l'avant-¬bras, sont sans efficacité démontrée au-delà de celle d'un placebo, mais sans effets indésirables majeurs (1).

La dompéridone (Dompéridone Teva° ou autre), le métoclopramide (Primpéran° ou autre), la métopimazine (Vogalène° ou autre) et la scopolamine en patchs (Scopoderm TTS°) sont à écarter dans cette situation en raison de leur faible efficacité et du risque d'effets indésirables graves (1,2).

En support de communication entre les professionnels de santé et les patients à ce sujet, la fiche Infos-Patients Prescrire "Le mal des transports" est disponible, prête à être reproduite, adaptée et commentée.

©Prescrire

Sources

1- "Mal des transports" Premiers Choix Prescrire

2- "Encore trop de patients exposés à la métopimazine ou à la dompéridone en France (suite)" Rev Prescrire 2024 ; 44 (492) : 753-755.




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