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Sémaglutide par voie orale (RYBELSUS°) et diabète de type 2

Chez les patients diabétiques de type 2, le médicament hypoglycémiant de premier choix est la metformine (1). Quand elle ne suffit pas, l'ajout du sémaglutide (un agoniste du GLP-1), à raison d'une injection sous-cutanée hebdomadaire, est une option qui diminue la fréquence des accidents cardiovasculaires, surtout quand le risque d'un tel accident est élevé (1,2)

Caftors pendant la grossesse : pas de signal de risque particulier à court terme

Le deutivacaftor, l'élexacaftor, l'ivacaftor, le lumacaftor, le tézacaftor et le vanzacaftor (alias caftors) sont des modulateurs de la protéine CFTR (pour cystic fibrosis transmembrane conductance regulator en anglais), souvent pris en association. Les mutations du gène CFTR codant pour cette protéine sont à l'origine de la mucoviscidose (1,2)

Agonistes du GLP-1 : cancers de la thyroïde (suite)

La mise en évidence d'une augmentation de l'incidence des adénomes et des carcinomes thyroïdiens chez des souris et des rats exposés aux agonistes du GLP-1 a conduit à évaluer le risque de cancers de la thyroïde chez les humains (1). Courant 2023, nous avions rapporté une étude cas/témoins française montrant un lien entre une exposition à un agoniste du GLP-1 et le risque de cancers de la thyroïde, à partir du Système national des données de santé (SNDS). Cette étude chez près de 50 000 patients diabétiques de type 2 avait suggéré un risque de cancers de la thyroïde environ 1,5 fois plus grand chez les patients ayant pris un agoniste du GLP-1 pendant au moins 1 an (1)

Syndrome dit du piriforme, associant douleur d'une fesse et sciatalgie

Après avoir écarté d'autres affections, antalgique et kinésithérapieUn ensemble de troubles décrit dès la fin des années 1930 et alors dénommé "syndrome du piriforme" semble être à l'origine d'environ 1 à 8 % des douleurs liées à une atteinte du nerf sciatique (sciatalgies). Ce syndrome associe une douleur au niveau d'une fesse et une sciatalgie du même côté, le plus souvent sans douleur lombaire (lombalgie). Cette sciatalgie est attribuée à une atteinte du nerf sciatique à proximité du muscle piriforme, un muscle profond de la fesse, principalement rotateur externe de la hanche (voir la figure "Muscles fessiers profonds et nerf sciatique (vue postérieure)") (1à8). Depuis la fin des années 1990, l'appellation "syndrome du piriforme" est controversée car d'autres muscles fessiers profonds tels que le muscle obturateur interne semblent aussi être à l'origine d'une atteinte du nerf sciatique au niveau de la fesse. Certains auteurs lui préfèrent l'appellation "syndrome fessier profond". D'autres considèrent que le syndrome du piriforme est un des divers syndromes fessiers profonds possibles (6,7,9à12). Pour simplifier la lecture de ce texte, nous avons choisi d'utiliser l'expression syndrome du piriforme, malgré ses limites

Lidocaïne en emplâtre médicamenteux (VERSATIS°) et douleurs neuropathiques périphériques localisées

Les douleurs neuropathiques, alias neurogènes, résultent d'une atteinte du système nerveux central ou périphérique. Elles se manifestent en général par des sensations de brûlures, des décharges électriques, des fourmillements, des picotements, des engourdissements. Leurs causes sont diverses, liées notamment à certaines affections (diabète, douleurs postzostériennes, cancers, accidents vasculaires cérébraux, sclérose en plaques), à certains toxiques (dont des médicaments), à des traumatismes (y compris après chirurgie). Elles sont dites localisées quand la douleur maximale est située dans une zone constante et circonscrite (1à3)

Vaccin chikungunya recombinant (VIMKUNYA°)

Le chikungunya est une infection virale transmise par des moustiques, se manifestant en général par une fièvre élevée et d'importantes douleurs articulaires. Elle évolue le plus souvent de façon spontanément favorable en quelques semaines. Parfois, certains symptômes persistent plusieurs mois. Les complications sont rares mais parfois mortelles, principalement neurologiques (dont des méningoencéphalites), cardiovasculaires (dont des fibrillations auriculaires), hépatiques, rénales ou liées à la décompensation d'une affection préexistante. Elles concernent surtout les personnes âgées de plus de 65 ans, celles atteintes d'une affection chronique et les nouveau-nés en cas d'accouchement à la phase aiguë de l'infection de la mère (1,2)

Diphosphonates : glaucomes aigus par fermeture de l'angle

Les diphosphonates tels que l'acide alendronique (Fosamax° ou autre) ou l'acide risédronique (Actonel° ou autre) exposent à des uvéites, parfois compliquées par une crise aiguë de fermeture de l'angle iridocornéen (alias glaucome aigu par fermeture de l'angle). Quelques observations d'uvéites avec crise aiguë de glaucome par fermeture de l'angle iridocornéen imputées à un diphosphonate ont été publiées (1à3)

Coupes menstruelles : compressions urétérales, déplacements de DIU, chocs toxiques

Les coupes menstruelles sont des protections intimes féminines internes réutilisables. Il s'agit de réceptacles en forme de cloche inversée, souples, en silicone ou en élastomère thermoplastique, munis d'une petite tige pour en faciliter le retrait. Ces coupes menstruelles sont introduites dans le vagin pendant les règles pour recueillir directement le flux sanguin sans l'absorber (1,2)

Hydroxyzine : encore trop de patients exposés en France, malgré les mesures européennes de 2015

L'hydroxyzine (Atarax° ou autre) est un antihistaminique H1 avec des effets atropiniques et sédatifs. Elle expose notamment à des troubles du rythme cardiaque par allongement de l'intervalle QT de l'électrocardiogramme (ECG), tels que des torsades de pointes. Sa demi-vie d'élimination plasmatique est d'environ 13 à 20 heures, mais est plus longue chez les personnes âgées (environ 29 heures) (1)

Activité physique et surpoids ou obésité

La perte de poids augmente avec la durée hebdomadaire d'activité jusqu'à 5 heures par semaineChez les personnes en situation de surpoids ou d'obésité, augmenter l'activité physique est utile pour perdre du poids, bien que son effet soit d'ampleur modeste : en moyenne, après un an, 3 kg de moins qu'en l'absence d'augmentation de l'activité physique. Associer l'activité physique à d'autres interventions non médicamenteuses telles qu'une restriction calorique modérée et équilibrée, ou un soutien personnalisé de type thérapie comportementale, semble plus efficace que chacune de ces interventions seules (1)

Des repères pour aider les patients à retenir ou à écarter une application numérique en santé

De très nombreuses applications numériques dans le domaine de la santé sont à disposition des patients et plus largement des utilisateurs de smartphones. Elles peuvent être téléchargées en ligne sur internet, à partir de catalogues d'applications sur smartphones, ou encore à partir de Mon Espace Santé. Ces applications recueillent des données personnelles qui peuvent être sensibles. Ces données sont fournies par les utilisateurs eux-mêmes (suivi du cycle menstruel par exemple), ou créées par des dispositifs médicaux (DM) (mesure de la glycémie ou observance des traitements, par exemple) ou d'autres objets (montre connectée, écran ou appareil photo du smartphone, par exemple) et par diverses données de connexion ou d'interconnexion (telles que la géolocalisation ou à terme l'interconnexion des données au sein de Mon Espace Santé). Les données de santé recueillies sont parfois partagées avec des professionnels de santé (lire l'encadré "C'est-à-dire ? Données personnelles de santé et consentement à leur utilisation") (1à6)

Isotrétinoïne : sacro-iliites

Une équipe chinoise a réalisé une synthèse des cas publiés de sacro-iliites (c'est-à-dire d'inflammations de l'articulation entre le sacrum et l'os iliaque) imputées à l'isotrétinoïne (Roaccutane° ou autre). 28 publications rassemblant 67 observations de patients atteints de sacro-iliites ont été recensées jusqu'en mars 2025 et analysées. La moitié des patients étaient âgés de moins de 21 ans. La dose quotidienne d'isotrétinoïne allait de 15 à 80 mg (1). Dans le résumé des caractéristiques (RCP) des spécialités à base d'isotrétinoïne par voie orale, la dose quotidienne préconisée est de l'ordre de 0,5 à 1 mg/kg. Le diagnostic de sacro-iliite a été confirmé d'après une radiographie, une imagerie par résonance magnétique, une tomographie ou une scintigraphie osseuse (1). Les troubles sont apparus pour la moitié des patients dans les 2,5 mois suivant le début de l'exposition (1)

Pour mieux soigner, des médicaments à écarter : bilan actualisé

Pour la quatorzième année consécutive, Prescrire publie un bilan des médicaments à écarter pour mieux soigner (1,2). Ce bilan recense de manière documentée des médicaments plus dangereux qu'utiles, avec pour objectif d'aider à choisir des soins de qualité, de ne pas nuire aux patientes et aux patients et d'éviter des dommages disproportionnés. Il s'agit de médicaments (dans de rares cas, seulement une forme ou un dosage particulier) à écarter des soins dans toutes les situations cliniques dans lesquelles ils sont autorisés en France ou dans l'Union européenne.