Pacemakers et défibrillateurs : endocardites infectieuses graves

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La question clé

Quels sont les principaux résultats de cette étude concernant les endocardites infectieuses dans cette situation ?

Les dispositifs cardiaques électroniques implantables, c'est-à-dire les stimulateurs (alias pacemakers) et les défibrillateurs comportent en général une ou plusieurs sondes intracardiaques, dont au moins une à l'intérieur du ventricule droit. Ces sondes sont reliées à un boîtier, renfermant le système électronique et une batterie, généralement placé dans le tissu sous-cutané, sous la clavicule (a)(1à3). En France, dans les années 2010, environ 80 000 dispositifs cardiaques électroniques implantables ont été posés chaque année (1,2).

Ces dispositifs avec sonde intracardiaque exposent à des infections, parfois des années après l'implantation dans le corps (4). Selon le type de dispositif, 1 % à 3 % des patients ont une infection après la première implantation. Cette incidence augmente de 2 % à 5 % lors des procédures ultérieures : changement de sonde ou de boîtier (5). Le plus souvent, il s'agit d'infections de l'espace sous-cutané dans lequel est placé le boîtier (6). Dans 10 % à 40 % des cas, il s'agit d'endocardites infectieuses de la sonde ou autour de la portion intravasculaire ou intracardiaque d'une sonde (7). La mise en œuvre des explorations nécessaires au diagnostic et le traitement de ces affections graves relèvent d'équipes hospitalières spécialisées. Dans cette situation, le traitement de ces endocardites repose sur le retrait de la totalité du dispositif cardiaque électronique implantable et sur une antibiothérapie parentérale prolongée (b)(6,8).

Une équipe a publié une étude détaillée de 483 patients porteurs d'un dispositif cardiaque électronique implantable et atteints d'endocardite infectieuse.

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