Fluoropyrimidines et dépistage d'un déficit en DPD : du mieux, mais encore quelques failles

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La question clé

Que montrent les nouvelles données concernant la mise en œuvre du dépistage d'un déficit en DPD en France ?

Les fluoropyrimidines telles que le fluorouracil (Fluorouracile Pfizer° ou autre) ou son précurseur, la capécitabine (Xeloda° ou autre), sont des cytotoxiques qui exposent à des effets indésirables graves, voire mortels, notamment hématologiques et digestifs. Le risque est accru chez les patients ayant un déficit en dihydropyrimidine déshydrogénase (DPD), une enzyme impliquée dans la dégradation du fluorouracil (1).

En France, depuis 2019, le dépistage d'un déficit en DPD, par le dosage de la concentration sanguine de l'uracile (alias uracilémie), est obligatoire avant de commencer un traitement par fluorouracil ou capécitabine. En cas de déficit complet en DPD (uracilémie supérieure ou égale à 150 ng/ml), le traitement est contre-indiqué. En cas de déficit partiel (uracilémie entre 16 et 150 ng/ml), la posologie est diminuée. La dispensation en pharmacie est conditionnée par la mention « résultats d'uracilémie pris en compte » sur l'ordonnance (1).

Sur la période 2019-2022, une enquête française de pharmacovigilance a montré que des morts liées à la toxicité d'une fluoropyrimidine étaient encore rapportées et que l'uracilémie était souvent dosée après la première administration (2).

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