Nicorandil : face aux dangers avérés, le maintien sur le marché est incompréhensible

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La question clé

Fin 2025, qu'en est-il des données sur les risques du nicorandil et quelles sont les mesures prises par les autorités de santé françaises ?

Le nicorandil est un vasodilatateur commercialisé depuis plus de 30 ans en France (initialement sous le nom Ikorel° ou Adancor°) (1). Son efficacité n'est pas démontrée au-delà de l'effet symptomatique en prévention de la crise d'angor d'effort, alors qu'il cause des ulcérations chroniques douloureuses au niveau cutané (surtout des membres inférieurs), au niveau des muqueuses buccales, intestinales, anales, vaginales, voire au niveau de la cornée (1à3).

Les premiers cas d'ulcérations ont été signalés dès la fin des années 1990. Ces ulcérations sont souvent graves et invalidantes, évoluant parfois pendant des mois, souvent parce que le nicorandil n'est pas suspecté et arrêté. Les conséquences sont notamment des douleurs, des troubles de l'alimentation et des pertes de poids, des hémorragies, des abcès, des fistules, des hospitalisations, des interventions chirurgicales. Des patients sont morts d'une perforation d'organe (1à3). Prescrire conseille d'écarter le nicorandil des soins depuis 2011 (4,5).

Fin 2025, qu'en est-il des données sur les risques du nicorandil et quelles sont les mesures prises par les autorités de santé françaises ?

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