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IVG en France : vers une suppression de la "clause de conscience" spécifique à cet acte de soins ?

Depuis le début des années 2020, différentes mesures visent à faciliter l'accès à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) en France. Toutefois, mi-2026, de grandes inégalités territoriales persistent, avec de réelles entraves pour de nombreuses femmes (1)

Évaluation clinique commune des médicaments et dispositifs médicaux au niveau européen depuis 2025

Des enjeux de collaboration et de transparenceLe 13 janvier 2025 a marqué la mise en application du règlement européen organisant l'évaluation commune de certains médicaments et dispositifs médicaux (DM), regroupés sous l'appellation commune de "technologies de santé". Ce règlement définit l'évaluation des technologies de santé (ETS, de l'anglais Health technology assessment, HTA) comme « un processus pluridisciplinaire qui synthétise les informations sur les aspects d'ordre médical, social et relatifs aux patients ainsi que sur les questions économiques et éthiques liées à l'utilisation d'une technologie de la santé de manière systématique, transparente, objective et rigoureuse » (1). Ses conclusions servent à fonder les décisions nationales concernant le remboursement et la tarification de ces produits par les systèmes de santé de chaque État membre. Ce nouveau processus commun au niveau européen ne doit pas être confondu avec le processus menant aux autorisations de mises sur le marché (AMM). Il se concentre sur les aspects d'ordre médical et ne concerne que l'évaluation clinique, les autres critères d'évaluation (sociale, économique, etc.) continuant à être gérés au niveau national par chaque État membre. Il est réalisé lors d'"évaluations cliniques communes" (1). En France, l'évaluation de l'ensemble des critères, alias ETS, est réalisée par la Haute autorité de santé (HAS)

Dépistage et prévention des cancers : état des lieux en France en 2026

Début 2025, Santé publique France a publié dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) un bilan des dispositifs de dépistage et de prévention des cancers du col de l'utérus, du sein et colorectal, dont les balances bénéfices-risques diffèrent (1,2). La mise en œuvre du registre national des cancers permettra notamment d'améliorer l'évaluation des dispositifs de dépistage organisé de ces cancers (lire l'encadré "Registres des cancers et dépistages, en bref")

Pratique du tir sportif de loisir : une exposition au plomb à ne pas négliger

Lors de la pratique du tir, les balles et les amorces des munitions contenant du plomb libèrent des particules fines qui contaminent l'air et les surfaces des stands de tir. Les tireurs professionnels, dont les militaires, bénéficient d'un suivi biologique régulier, mais la surveillance des pratiquants de loisir est variable (1,2)

Antibiodépendance

L'impossible transition de l'élevage industrielEn Europe, en 2019, il y a eu environ 40 000 morts et un million d'années de vie en bonne santé ont été perdues en lien avec l'antibiorésistance bactérienne, 70 % de ces infections étant liées à des soins (1). L'utilisation des antibiotiques dans les élevages est pointée du doigt comme une des sources de l'antibiorésistance, à l'instar de l'avoparcine à l'origine de résistances bactériennes à la vancomycine dans des infections humaines. Des historiennes, sociologues et politistes appartenant au collectif Amagri (Antimicrobials in agriculture, en anglais) se sont penchés sur l'utilisation des antibiotiques dans l'élevage industriel, sous la direction de deux sociologues, l'un au Centre national de recherche scientifique (CNRS) et l'autre à l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae). Cette équipe a mené une enquête en France auprès des acteurs de l'élevage (notamment éleveurs, vétérinaires, firmes) afin de comprendre la mise en place des politiques de lutte contre l'antibiorésistance (2)

Quand les soins rendent les patients vulnérables

« Doit-on agir en médecine au seul motif que l'on sait faire, au risque parfois d'engendrer des situations de souffrance ? » C'est une des questions posées par le Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE) dans un avis sur les vulnérabilités auxquelles peuvent exposer les avancées de la médecine et les évolutions du système de soins (1)

Vagues de chaleur : réduire les effets sur la santé, notamment des personnes les plus vulnérables

Depuis la vague de chaleur de 2003 ayant provoqué près de 15 000 morts en excès par rapport au nombre habituel de morts à la même période en France, surtout chez les personnes âgées vivant seules ou en établissement médicosocial, des mesures ont été adoptées : le Plan canicule (visant à assurer la continuité des services publics essentiels et de la vie économique et à protéger les milieux et ressources naturels), des alertes météo spécifiques, l'obligation pour les communes de tenir une liste des personnes âgées et isolées, et l'installation de salles rafraîchies dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) (1). En plus des mesures de sensibilisation de la population et des mesures collectives, d'autres actions ont été mises en place : distribution d'eau pour les personnes sans abri, mesures de rafraîchissement de l'espace urbain, mesures d'adaptation voire de restriction d'activités, etc. (2)

Produits contenant du tabac ou de la nicotine : déjouer l'emprise des firmes, encore et encore !

En France, alors que, pour des raisons de santé publique, la publicité pour les produits contenant du tabac est interdite et celle pour la nicotine fortement encadrée, des firmes réussissent à contourner ces règles pour relancer leur marché (a)(1)

Des repères pour aider les patients à retenir ou à écarter une application numérique en santé

De très nombreuses applications numériques dans le domaine de la santé sont à disposition des patients et plus largement des utilisateurs de smartphones. Elles peuvent être téléchargées en ligne sur internet, à partir de catalogues d'applications sur smartphones, ou encore à partir de Mon Espace Santé. Ces applications recueillent des données personnelles qui peuvent être sensibles. Ces données sont fournies par les utilisateurs eux-mêmes (suivi du cycle menstruel par exemple), ou créées par des dispositifs médicaux (DM) (mesure de la glycémie ou observance des traitements, par exemple) ou d'autres objets (montre connectée, écran ou appareil photo du smartphone, par exemple) et par diverses données de connexion ou d'interconnexion (telles que la géolocalisation ou à terme l'interconnexion des données au sein de Mon Espace Santé). Les données de santé recueillies sont parfois partagées avec des professionnels de santé (lire l'encadré "C'est-à-dire ? Données personnelles de santé et consentement à leur utilisation") (1à6)

Étendre les délais de péremption des médicaments : un enjeu économique et écologique

Les composants d'un médicament se dégradent plus ou moins rapidement au cours du temps et en fonction des conditions de conservation, ce qui peut avoir des conséquences néfastes sur la qualité du médicament, son efficacité, la quantité de substances actives et la sécurité des patients. Les principaux facteurs d'instabilité sont l'exposition à une température inadaptée, à l'humidité, à la lumière et à l'oxygène (1,2). Le délai de péremption d'un médicament est un délai, après sa fabrication, au bout duquel la firme s'est assurée qu'il est encore stable et utilisable lorsqu'il a été conservé dans des conditions, notamment de température et d'humidité, définies lors des études. Une date de péremption est attribuée pour chaque lot de médicaments fabriqué. Une fois cette date atteinte, les médicaments sont considérés comme impropres à l'utilisation et à sortir des stocks des pharmacies d'officine, hospitalières, des firmes, des grossistes, des stocks d'État et des armoires à pharmacie à domicile. Ils doivent alors être éliminés (3,4)

Biais sexistes et ethniques aux urgences

Le tri des patients à l'arrivée dans les services d'urgence se fonde notamment sur les plaintes principales exprimées et les signes de dangers vitaux observés. Malgré l'utilisation d'échelles de triage, des disparités persistent en matière de délais d'attente, certaines en fonction du genre et de l'origine ethnique supposée. Une étude a évalué l'influence de ces biais sexistes et ethniques dans le triage des patients aux urgences (1)

Dispositifs médicaux : une agence européenne centralisée, vite !

En juillet 2025, les autorités nationales chargées des produits de santé de 17 pays de l'Union européenne ont appelé à la création d'une agence européenne centralisée des dispositifs médicaux (DM). Selon elles, cela renforcerait la coopération entre pays, en conjuguant leurs actions de vigilance et d'évaluation des risques dans un marché toujours plus complexe. Et permettrait ainsi de mieux protéger les patients, de gagner en efficience pour les États, et d'alléger les contraintes administratives pour les firmes (1). L'espoir suscité par cette prise de position remarquable a aussitôt été déçu par l'annonce par la Commission européenne d'une réforme à contre-courant

Emmanuelle Cartron : « Notre objectif est de former des infirmières en capacité de s'appuyer sur des données probantes »

Emmanuelle Cartron a obtenu son diplôme d'État infirmier en 2005. Elle a soutenu un doctorat en santé publique en 2020. Elle est aujourd'hui professeure des universités en sciences infirmières à Université Paris Cité et rédactrice en chef de la revue "Recherche en soins infirmiers"

Pour mieux soigner, des médicaments à écarter : bilan actualisé

Pour la quatorzième année consécutive, Prescrire publie un bilan des médicaments à écarter pour mieux soigner (1,2). Ce bilan recense de manière documentée des médicaments plus dangereux qu'utiles, avec pour objectif d'aider à choisir des soins de qualité, de ne pas nuire aux patientes et aux patients et d'éviter des dommages disproportionnés. Il s'agit de médicaments (dans de rares cas, seulement une forme ou un dosage particulier) à écarter des soins dans toutes les situations cliniques dans lesquelles ils sont autorisés en France ou dans l'Union européenne.