Les mots sont importants. Le choix des mots n'est jamais sans conséquences et c'est particulièrement le cas dans le soin. Lequel s'appuie, on le sait, même si parfois on l'oublie, sur deux idées fondamentales : la vie est précaire et on a besoin des autres. Alors, quel type de "vérité" les soignant·es, les patient·es et les aidant·es ont-ils ou elles besoin de partager ? Comment parler et se parler entre la peur de découvrir quelque chose de grave et la confiance en ses ressources ? Entre clairvoyance et réconfort ? Comment choisir "les mots justes", qui soigneront ou aideront à engager le soin, qu'on soit patient·e, soignant·e ou aidant·e ? Des risques existent pour le ou la patient·e : ne pas pouvoir formuler "ses mots justes", ne pas parvenir à dire et faire reconnaître son ressenti. Comme pour le ou la soignant·e : assener des mots qui blessent, qui minimisent le ressenti de la personne. De même pour l'aidant·e, le risque serait par exemple de dire des paroles moralisatrices, ou victimisantes
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