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Lécanémab (LEQEMBI°) et maladie d'Alzheimer débutante

Aucune efficacité clinique tangible et des effets indésirables graves avérésLa maladie d'Alzheimer est une maladie neurologique dégénérative progressive qui touche surtout les adultes âgés de plus de 60 ans (1). Une démence se développe peu à peu avec détérioration des processus cognitifs et des capacités intellectuelles incluant la mémoire, le jugement, le langage, la communication et la pensée abstraite. Des troubles du comportement et des modifications de la personnalité surviennent au cours de l'évolution. La perte des capacités conduit à une dépendance complète. Cette maladie est lourde en raison de la perte d'autonomie, du poids pour l'entourage, des difficultés du maintien à domicile au-delà d'un certain stade (1)

Hydroxyzine : encore trop de patients exposés en France, malgré les mesures européennes de 2015

L'hydroxyzine (Atarax° ou autre) est un antihistaminique H1 avec des effets atropiniques et sédatifs. Elle expose notamment à des troubles du rythme cardiaque par allongement de l'intervalle QT de l'électrocardiogramme (ECG), tels que des torsades de pointes. Sa demi-vie d'élimination plasmatique est d'environ 13 à 20 heures, mais est plus longue chez les personnes âgées (environ 29 heures) (1)

Activité physique et surpoids ou obésité

La perte de poids augmente avec la durée hebdomadaire d'activité jusqu'à 5 heures par semaineChez les personnes en situation de surpoids ou d'obésité, augmenter l'activité physique est utile pour perdre du poids, bien que son effet soit d'ampleur modeste : en moyenne, après un an, 3 kg de moins qu'en l'absence d'augmentation de l'activité physique. Associer l'activité physique à d'autres interventions non médicamenteuses telles qu'une restriction calorique modérée et équilibrée, ou un soutien personnalisé de type thérapie comportementale, semble plus efficace que chacune de ces interventions seules (1)

Des repères pour aider les patients à retenir ou à écarter une application numérique en santé

De très nombreuses applications numériques dans le domaine de la santé sont à disposition des patients et plus largement des utilisateurs de smartphones. Elles peuvent être téléchargées en ligne sur internet, à partir de catalogues d'applications sur smartphones, ou encore à partir de Mon Espace Santé. Ces applications recueillent des données personnelles qui peuvent être sensibles. Ces données sont fournies par les utilisateurs eux-mêmes (suivi du cycle menstruel par exemple), ou créées par des dispositifs médicaux (DM) (mesure de la glycémie ou observance des traitements, par exemple) ou d'autres objets (montre connectée, écran ou appareil photo du smartphone, par exemple) et par diverses données de connexion ou d'interconnexion (telles que la géolocalisation ou à terme l'interconnexion des données au sein de Mon Espace Santé). Les données de santé recueillies sont parfois partagées avec des professionnels de santé (lire l'encadré "C'est-à-dire ? Données personnelles de santé et consentement à leur utilisation") (1à6)

Isotrétinoïne : sacro-iliites

Une équipe chinoise a réalisé une synthèse des cas publiés de sacro-iliites (c'est-à-dire d'inflammations de l'articulation entre le sacrum et l'os iliaque) imputées à l'isotrétinoïne (Roaccutane° ou autre). 28 publications rassemblant 67 observations de patients atteints de sacro-iliites ont été recensées jusqu'en mars 2025 et analysées. La moitié des patients étaient âgés de moins de 21 ans. La dose quotidienne d'isotrétinoïne allait de 15 à 80 mg (1). Dans le résumé des caractéristiques (RCP) des spécialités à base d'isotrétinoïne par voie orale, la dose quotidienne préconisée est de l'ordre de 0,5 à 1 mg/kg. Le diagnostic de sacro-iliite a été confirmé d'après une radiographie, une imagerie par résonance magnétique, une tomographie ou une scintigraphie osseuse (1). Les troubles sont apparus pour la moitié des patients dans les 2,5 mois suivant le début de l'exposition (1)

Pour mieux soigner, des médicaments à écarter : bilan actualisé

Pour la quatorzième année consécutive, Prescrire publie un bilan des médicaments à écarter pour mieux soigner (1,2). Ce bilan recense de manière documentée des médicaments plus dangereux qu'utiles, avec pour objectif d'aider à choisir des soins de qualité, de ne pas nuire aux patientes et aux patients et d'éviter des dommages disproportionnés. Il s'agit de médicaments (dans de rares cas, seulement une forme ou un dosage particulier) à écarter des soins dans toutes les situations cliniques dans lesquelles ils sont autorisés en France ou dans l'Union européenne.