En 2021, le pembrolizumab, un immunostimulant anti-PD-1, a été autorisé dans l'Union européenne en monothérapie de 1re ligne chez les patients atteints d'un cancer colorectal quand les cellules tumorales ont une déficience du système de réparation des mésappariements de l'ADN (dMMR en anglais) ou une instabilité microsatellitaire élevée (MSI-H en anglais) (1). Cette autorisation était basée sur un essai randomisé, sans procédure d'aveugle, versus une chimiothérapie contenant une fluoropyrimidine chez 307 patients (essai dit Keynote-177). Une analyse intermédiaire, après un suivi d'au moins 28 mois pour la moitié des patients, n'avait pas montré de différence statistiquement significative de la durée de vie entre les groupes, malgré des résultats montrant un allongement du délai avant l'aggravation radiologique du cancer (1)
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