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Soignants : exposés aux médicaments lors des soins

En France, entre 2009 et 2019, près de 200 effets indésirables, dont 15 % de graves, ont été notifiés chez des soignants exposés professionnellement lors de la préparation ou de l'administration de médicaments.

Entre 2009 et 2019, près de 200 effets indésirables imputés à des expositions professionnelles à des médicaments ont été enregistrées dans la base de données française de pharmacovigilance.

Plus de 70 % des déclarations concernaient la profession infirmière.

Le cas le plus ancien, déclaré en 2009 était celui d'une infirmière ayant subi plusieurs fausses couches attribuées à l'exposition à un gaz utilisé comme antidouleur inhalé (Kalinox° ou autre, protoxyde d'azote (N2O) + oxygène (O2) alias meopa).

Les expositions déclarées étaient pour la plupart liées à l'étape d'administration des médicaments : par exemple, des signes oculaires imputés à la scopolamine (en patch : Scopoderm TTS°) (15 fois) ; des troubles respiratoires, cutanés ou oculaires liés à la capsaïcine (en patch : Qutenza°) (12 fois) ; des atteintes neurologiques, cutanées et gynécologiques liées au meopa (9 fois).

Certaines expositions sont survenues lors de la préparation des médicaments : des atteintes oculaires et cutanées par projections de solutions injectables d'antitumoraux ou d'immunodépresseurs 
(12 fois), des réactions d'hypersensibilité allergique liées à des expositions à des antibiotiques (5 fois), à de l'ispaghul (3 fois) ou de la chlorhexidine (2 fois).

5 cas concernaient des techniciens ayant subi des gelures par exposition à de l'oxygène liquide (-183 °C).

Environ 15 % des cas ont été qualifiés de graves.

De façon générale, les soignants ont intérêt à connaître et faire connaître les substances à risque et à les manipuler avec précaution selon les situations : se laver les mains, utiliser un masque de protection, des gants, des lunettes, aérer les locaux, etc., voire éviter de s'exposer (en cas de grossesse par exemple).

Signaler ces effets indésirables aux centres régionaux de pharmacovigilance est crucial pour contribuer à leur prévention.

©Prescrire 1er février 2022

• Texte complet : 

"Exposition professionnelle des soignants aux médicaments : bilan des notifications en France de 2009 à 2019" Rev Prescrire 2022 ; 42 (460) : 111-112. Réservé aux abonnés.

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Voir aussi :

"Oxygène liquide : gelures
graves quand le réservoir
n'est pas en position verticale"
Rev Prescrire 2021 ;
41 (447) : 30-31.
Pdf, réservé aux abonnés

"Dispositifs transdermiques
de scopolamine : mydriases
unilatérales chez des soignants"
Rev Prescrire 2016 ;
36 (397) : 832.
Pdf, réservé aux abonnés

"Capsaïcine en patchs : brûlures
pour les patients, irritations
pour les soignants"
Rev Prescrire 2013 ;
33 (362) : 902.
Pdf, réservé aux abonnés

"Ispaghul : réactions allergiques
aussi en préparant les doses"
Rev Prescrire 2016 ;
36 (397) : 818-819.
Pdf, réservé aux abonnés

"Exposition des soignants
aux médicaments cytotoxiques :
un risque avéré à prévenir"
Rev Prescrire 2020 ;
40 (437) : 223-225.
Pdf, réservé aux abonnés

"Bilan 2018 des conditionnements :
des pistes pour limiter les dangers"
Rev Prescrire 2019 ;
39 (426) : 293-298.
Pdf, réservé aux abonnés


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