Revue Prescrire, financement
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Financement
But non lucratif
Prescrire est édité par l’Association Mieux Prescrire, organisme de formation permanente des soignants à but non lucratif (loi 1901).
Cette structure associative reflète l’intention des animateurs de Prescrire de proposer un service de formation permanente à leurs confrères professionnels de santé, médecins et pharmaciens en particulier, et non de devenir des éditeurs commerciaux de presse professionnelle.
Autofinancé
Après avoir été financé partiellement grâce à une subvention du Ministère de la santé de sa création en 1981 à 1992, Prescrire est depuis 1993 entièrement autofinancé par les abonnés.
Indépendance par choix et par nécessité
L'indépendance financière, toujours difficile dans la presse, est une condition sine qua non adoptée par les animateurs de Prescrire. Ils estiment en effet que l’indépendance intellectuelle et financière des médecins, des pharmaciens, et plus généralement de tous les professionnels de santé, est une condition sine qua non de la qualité des soins et de la confiance durable des patients.
C’est aussi un choix pragmatique. C’est en pratique en effet la seule solution qui permette de discuter librement la valeur des outils diagnostiques et thérapeutiques, et aussi les discours et les pratiques du ministère de la Santé, des industriels, de l'assurance maladie, ou des organisations professionnelles médicales et pharmaceutiques elles-mêmes.
Telles sont les raisons qui conduisent les animateurs de Prescrire à vouloir que Prescrire soit financé exclusivement par ses abonnés, sans revenus publicitaires et sans subvention.
Indépendance des intérêts industriels
En France et ailleurs, pratiquement toute la presse médicale et pharmaceutique est largement financée par la publicité, quand ce n’est pas sa seule raison d’être. La présence d’encarts publicitaires ou de publicités rédactionnelles (publicités "déguisées" en articles), de communiqués de presse ou de comptes-rendus de conférences de presse de l’industrie prennent une plus ou moins grande part de la pagination dans ces revues.
Selon les revues, le financement d'origine publicitaire a une influence plus ou moins grande sur le contenu des pages a priori "non publicitaires". Il est fréquent par exemple que des publicités sur un médicament soient publiées dans un numéro contenant un article "scientifique" sur ce médicament ou la pathologie concernée. Tout cela crée beaucoup de confusions et de compromissions que Prescrire a voulu éviter définitivement.
Sur le plan financier, Prescrire est financé à 100 % par ses abonnés. Prescrire ne produit pas de suppléments "sponsorisés" (pratique fréquente pour certains titres de la presse médicale), ne reçoit pas de dons déguisés, tels que des abonnements de praticiens payés par des firmes (ceux-ci sont refusés).
Une politique rigoureuse de "tirés à part"
La direction de Prescrire ne rejette pas systématiquement les demandes d’achat en nombre de tirés à part d’articles, quel que soit le demandeur (firmes pharmaceutiques, caisse de Sécurité sociale, etc.). Car la connaissance par les médecins des articles en question peut leur être utile ainsi qu’à leurs patients (tous les médecins ne sont pas abonnés à Prescrire). Mais il ne s’agit pas non plus de faire un "business" de cette activité, ni d’en dépendre financièrement.
Les principes de la politique de tirés à part de Prescrire tiennent en deux phrases : Prescrire concède très peu de tirés à part et veille à ne pas en dépendre financièrement. Des tirés à part peuvent être accordés s’ils ne sont pas destinés à alimenter de manière partiale une polémique, par exemple contre une firme concurrente, et si l'ensemble de l’article reste d’actualité et pertinent sur le sujet. Les tirés à part sont alors facturés selon un barème prenant en compte seulement le coût de reproduction et un droit de copie raisonnable. Ils comportent un tampon comportant l’expression suivante : " reproduit avec l’accord de Prescrire sans contrepartie financière ".
Transparence du bilan financier

Prescrire publie ses comptes (chaque année dans le numéro de mars).
Pour en savoir plus : Dernier bilan publié (pdf)

©Prescrire 1er septembre 2008

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