| Numéro 272, mai 2006 |
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| p.348-374 |
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| Dépistage mammographique des cancers du sein : une balance bénéfices-risques peu favorable |
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| Les femmes doivent être bien informées des bénéfices prévisibles (modestes), des risques, des limites et des incertitudes, de cet examen. |
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Dans son numéro de mai, la revue Prescrire consacre un dossier
exceptionnel à la mammographie utilisée en dépistage
des cancers du sein. Une dizaine d'essais cliniques effectués
en tout chez plus de 400 000 femmes ne permet pas de démontrer
un effet favorable tangible du dépistage par mammographie sur
la mortalité générale et sur la mortalité
par cancer du sein. Dans une hypothèse optimiste, il faudrait
dépister entre 700 et 2 500 femmes environ pour éviter
un décès par cancer du sein au bout de 14 ans.
Le dépistage mammographique détecte de nombreux cancers
dont une grande partie ne sont pas dangereux. Ces effets indésirables
comprennent notamment les examens et angoisses inutiles suite aux
anomalies détectées à tort (environ 60 %
de "faux positifs") et les examens et traitements inutiles,
parfois agressifs (chimiothérapie, ablation du sein) des cancers
non dangereux qui ne se seraient pas manifestés cliniquement.
Au total, chez les femmes de moins de 50 ans, la balance bénéfices-risques
du dépistage mammographique est défavorable. Elle demeure
mal établie chez les femmes de 50 à 69 ans, et
on dispose de trop peu de données au-delà de 70 ans.
La revue Prescrire conclut de son analyse des données que les
femmes doivent être objectivement informées des limites
du dépistage, pour ne pas nourrir de faux espoirs, et accepter
ou non le dépistage systématique en toute connaissance
de cause. |
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| ©Prescrire |
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