L'homéopathie occupe une place particulière parmi les traitements. Aucune preuve n'est requise en préalable à la commercialisation des médicaments homéopathiques. Elle est rarement à l'origine d'effets indésirables (mieux vaut n’utiliser que de hautes dilutions).
En 1999, le dossier d'évaluation concernant l'homéopathie, analysé par Prescrire, ne contenait aucune preuve d'une efficacité supérieure à celle d'un placebo.
Le Centre fédéral d'expertise des soins de santé belge (KCE) a mis à jour le dossier d'évaluation de l'homéopathie jusqu'en 2010. Les indications dans lesquelles l'homéopathie a été testée ont été diverses. La plupart des essais analysés ont été jugés de qualité médiocre.
Aucun traitement homéopathique n'a d'efficacité démontrée au-delà de l’effet placebo.
Une synthèse de 19 essais cliniques a analysé le risque d'effets indésirables sous homéopathie, sans mettre en évidence de risque lié à ces traitements.
L'homéopathie n'a pas d'efficacité démontrée. Les soignants qui y ont recours ont intérêt à avoir en mémoire les situations où il existe des traitements dont la balance bénéfices-risques est plus favorable, pour les proposer aux patients.
©Prescrire 1er juin 2012
"Homéopathie : toujours pas de preuve d’efficacité" Rev Prescrire 2012 ; 32 (344) : 446.
(pdf, réservé aux abonnés)