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Bilan 2019 des médicaments à écarter

pour mieux soigner


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Principales évolutions 2019 du bilan des médicaments à écarter

Médicaments à écarter
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Pour aider à choisir des soins de qualité, et éviter des dommages disproportionnés pour les patients, nous avons mis à jour début 2019 le bilan des médicaments que Prescrire conseille d’écarter pour mieux soigner.

Chaque année, Prescrire actualise son bilan des médicaments à écarter des soins. Suite à cette analyse, certains médicaments sont ajoutés, la présence d'autres médicaments est suspendue le temps d'un réexamen de leur balance bénéfices- risques, d'autres sont retirés de ce bilan, soit parce que leur commercialisation a été arrêtée sur décision de la firme ou d'une autorité de santé, soit parce que notre analyse de nouvelles données modifie leur balance bénéfices-risques.

Médicaments à écarterArrêt de commercialisation

Un médicament qui figurait dans le bilan 2018 des médicaments que Prescrire conseille d'écarter n'est plus commercialisé : la télithromycine (Ketek°), un antibiotique macrolide, dont la firme a cessé la commercialisation mondiale début 2018 (n° 417 p. 510).

Nouvel examen de la balance bénéfices-risques

Le sélexipag (Uptravi°), un agoniste des récepteurs de la prostacycline par voie orale autorisé dans l'hypertension artérielle pulmonaire, ne figure plus dans le bilan 2019, car la Rédaction réévalue sa balance bénéfices-risques suite à la publication de nouvelles données.

Nouvelles données prises en compte : olaparib, omalizumab, mépolizumab, panitumumab et varénicline, retirés du bilan

Quelques médicaments, qui figuraient dans de précédents bilans des médicaments que Prescrire conseille d'écarter, ont été retirés, car de nouvelles données ont montré que leur balance bénéfices-risques n'est pas nettement défavorable, ou que ces médicaments sont des options dans de rares situations.

  • Chez les patientes atteintes d'un cancer de l'ovaire récidivant et sensible aux sels de platine, avec une mutation du gène BRCA, l'olaparib (Lynparza°) allonge d'un peu plus d'un an le délai médian avant exposition à un autre cytotoxique, sans effet favorable sur la durée de vie. Cet avantage est obtenu au prix d'une exposition immédiate aux effets indésirables de l'olaparib, fréquents, et graves chez environ 10 % des patientes (n° 420 p. 726).
     
  • Chez les patients atteints d'asthme sévère, l'omalizumab (Xolair°), un anticorps monoclonal anti-IgE, est une option dans les cas, rares, où la gêne liée à l'asthme reste intolérable malgré de fortes doses de corticoïde ou avec des effets indésirables de la corticothérapie trop gênants. Ses effets indésirables sont importants et parfois graves, dont des réactions anaphylactiques, des infections, des accidents thromboemboliques artériels, cardiaques et cérébraux, des thrombopénies sévères. (n° 420 p. 787-789). Le mépolizumab (Nucala°), un anticorps monoclonal anti-interleukine-5, a été retiré du bilan des médicaments à écarter, malgré une évaluation qui ne permet pas de cerner son intérêt, en raison d'une certaine efficacité dans cette situation clinique particulière et d'effets indésirables assez proches.
     
  • Chez les patients atteints d'un cancer colorectal métastasé et en l'absence de mutation des gènes RAS, le panitumumab (Vectibix°), un anticorps monoclonal anti- EGFR, est parfois une option. Mais il expose environ 25 % des patients à des effets indésirables graves, parfois mortels (n° 416 p. 432-437).
     
  • Selon notre nouvelle analyse en 2018, la balance bénéfices-risques de la varénicline (Champix°) n'est pas nettement défavorable, mais elle est moins favorable que les substituts à base de nicotine. Les effets indésirables de la varénicline sont surtout des troubles neuropsychiques chez les patients ayant des antécédents psychiatriques, ainsi que des troubles cardiaques graves. Ces données incitent à renouveler les tentatives d'arrêt du tabac avec les substituts à base de nicotine plutôt que de recourir à la varénicline (n° 415 p. 373-376).

Médicaments à écarterAjouts au bilan des médicaments à écarter en 2019 : ulipristal 5 mg, méphénésine, oxomémazine, etc.

Les effets indésirables hépatiques graves de l'ulipristal à 5 mg (Esmya°) rapportés depuis sa commercialisation dans les fibromyomes, justifient de l'écarter des soins dans cette situation clinique (n° 415 p. 347 ; n° 418 p. 579-580). Quatre autres médicaments ont aussi été ajoutés, car leurs effets indésirables sont disproportionnés dans toutes les indications dans lesquelles ils sont autorisés :

  • la méphénésine (Décontractyl°, Décontractyl baume°), un “myorelaxant” ;
     
  • l'oxomémazine (Toplexil° ou autre), un antitussif antihistaminique H1, sédatif et atropinique aux propriétés neuroleptiques ;
     
  • le trinitrate de glycéryle en application locale (Rectogesic°), un dérivé nitré utilisé dans les fissures anales ;
     
  • et l'acide obéticholique (Ocaliva°), un dérivé d'acide biliaire dans la cholangite biliaire primitive.
     
  • La cimétidine (Cimétidine Mylan° ou autre) est à écarter car elle expose à nettement plus d'interactions médicamenteuses que d'autres antihistaminiques H2. Ces interactions médicamenteuses peuvent conduire à des effets indésirables graves, alors que la cimétidine n'a en contrepartie aucun avantage par rapport aux autres antihistaminiques H2.
     

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 LIBRE  "Pour mieux soigner, des médicaments à écarter : bilan 2019" Rev Prescrire 2019 ; 39 (424) : 131-141. (pdf, accès libre)

©Prescrire 1er février 2019

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